<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.rhuthmos.eu/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Rhuthmos</title>
	<link>https://www.rhuthmos.eu/</link>
	<description></description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.rhuthmos.eu/spip.php?id_auteur=140&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Rhuthmos</title>
		<url>https://www.rhuthmos.eu/local/cache-vignettes/L101xH101/favico-9e775.png?1711303950</url>
		<link>https://www.rhuthmos.eu/</link>
		<height>101</height>
		<width>101</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Diaspora, m&#233;moire et musique : sur l'exemple de la musique klezmer
</title>
		<link>https://www.rhuthmos.eu/spip.php?article710</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.rhuthmos.eu/spip.php?article710</guid>
		<dc:date>2012-10-01T06:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexis Nouss
</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ce texte a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; lors de la table ronde &#171; M&#233;moires de diasporas, entre effacement et transmission &#187;, le 17 septembre 2012, au Grand auditorium du Coll&#232;ge des Bernardins &#224; Paris. Celle-ci &#233;tait organis&#233;e par le programme FSMH &#171; Non-lieux de l'exil &#187; et le Festival d'Ile-de-France. Nous remercions Alexis Nouss de nous avoir autoris&#233; &#224; le reproduire ici. Qu'est-ce qu'une diaspora ? On a pu appeler Vilnius la J&#233;rusalem de Lithuanie et Cordoue la J&#233;rusalem du Sud. Aux &#201;tats-Unis, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.rhuthmos.eu/spip.php?rubrique50" rel="directory"&gt;Pour une &#233;thique et une politique du rythme
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ce texte a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; lors de la table ronde &#171; M&#233;moires de diasporas, entre effacement et transmission &#187;, le 17 septembre 2012, au Grand auditorium du Coll&#232;ge des Bernardins &#224; Paris. Celle-ci &#233;tait organis&#233;e par le programme FSMH &#171; Non-lieux de l'exil &#187; et le Festival d'Ile-de-France. Nous remercions Alexis Nouss de nous avoir autoris&#233; &#224; le reproduire ici.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;&lt;BR/&gt;
&lt;strong&gt;Qu'est-ce qu'une diaspora ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
On a pu appeler Vilnius la J&#233;rusalem de Lithuanie et Cordoue la J&#233;rusalem du Sud. Aux &#201;tats-Unis, on trouve &lt;i&gt;Little Havanah (La peque&#328;a Habana)&lt;/i&gt; &#224; Miami ou &lt;i&gt;Little Odessa&lt;/i&gt; &#224; New York. On trouve une &lt;i&gt;Little Italy&lt;/i&gt; &#224; Manhattan et une autre dans le nord de Montr&#233;al. On trouve un peu partout dans le monde des &lt;i&gt;Chinatown&lt;/i&gt;. Ici m&#234;me, &#224; Paris, on en compte deux : une dans le 20&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement, une dans le 13&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Qu'est-ce que ces d&#233;signations nous apprennent ? Que la diaspora d&#233;fait l'opposition centre et p&#233;riph&#233;rie. Plus pr&#233;cis&#233;ment, qu'elle juxtapose un centre et la possibilit&#233; d'un second centre ou de plusieurs autres qui n'annulent pas la valeur du premier. Non pas un d&#233;centrage suivi d'un recentrage mais une multicentralit&#233;. Cela distingue la diaspora d'autres exp&#233;riences exiliques qui se d&#233;finissent par l'abandon d'un centre unique, d&#233;tenteur de l'autorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
L'exil n'est pas simple. Il y a par exemple lieu de distinguer entre exil et post-exil, le premier frappant la premi&#232;re g&#233;n&#233;ration migrante, le second la seconde et les suivantes. Lorsque l'&#233;tranget&#233; de l'exil devient ontologique, lorsqu'elle se d&#233;tache des conditions empiriques, avec int&#233;gration puis implantation sur une ou plusieurs g&#233;n&#233;rations, on parlera de post-exil. L'exil&#233; a quitt&#233; un pays. Le post-exil&#233; est celui qui est davantage hors d'une identit&#233; que d'un territoire. L'exil se nourrit de l'effectivit&#233; d'un territoire quitt&#233;, volontairement ou non, alors que le post-exil nourrit le fantasme d'un territoire perdu. Le chant africain des esclaves en exil devient blues puis jazz, porteurs, eux, de la complainte post-exilique qui transforme la douleur du d&#233;racinement en souffrance ontologique. Post-exiliques sont fado et flamenco car s'ils pleurent un pays absent, ils n'en repr&#233;sentent pas les paysages. Cependant, exil et post-exil sont encore des notions qui n&#233;cessitent une r&#233;f&#233;rentialit&#233; exospatiale, r&#233;elle ou fantasm&#233;e. Peut-on s'en passer ? Il faut une troisi&#232;me notion pour penser une exp&#233;rience exilique lib&#233;r&#233;e d'une telle attache, pour penser un exil sans centralit&#233; ou plut&#244;t multipolaris&#233; : la diaspora dont la dynamique se profilait d&#233;j&#224; dans la situation post-exilique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
D&#232;s le d&#233;part terminologique, la notion de diaspora &#233;chappe &#224; toute fixation territoriale, ici linguistique, puisque le mot appara&#238;t dans la traduction en grec du texte h&#233;breu et aram&#233;en de l'Ancien Testament, traduction dite des Septante, &#224; l'usage des communaut&#233;s hell&#233;nistiques du III&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle avant l'&#232;re chr&#233;tienne. Une traduction est elle aussi un parcours, celui dans lequel un texte conna&#238;t une patrie quitt&#233;e et une patrie trouv&#233;e. Diaspora : un terme en exil de l'h&#233;breu pour dire la condition des Juifs exil&#233;s. Un terme grec positiv&#233; &#8211; &lt;i&gt;spora &lt;/i&gt; signifie &#171; semence &#187; &#8211; pour dire une exp&#233;rience juive en apparence n&#233;gative, l'exil du peuple juif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
L'exp&#233;rience diasporique juive n'a fait que perp&#233;tuer ce d&#233;centrement f&#233;cond et, &#224; ce titre, la notion peut s'utiliser comme cat&#233;gorie pour d&#233;crire d'autres histoires et traditions d'exil. L'histoire diasporique enrichit l'imaginaire initial d'une large gamme d'imaginaires form&#233;s par la rencontre entre la communaut&#233; migrante et la culture du pays d'accueil, devenant aussi fertiles que les repr&#233;sentations matricielles. De Franz Fanon &#224; Salman Rushdie et &#224; Edward Said, l'accord se fait sur la cr&#233;ativit&#233; diasporique, due au fait que toute migration entra&#238;ne de fait une transformation. En ce sens, la position diasporique s'offre comme exemple d'une identit&#233; libre et riche de se r&#233;inventer selon les parcours migratoires. La diaspora comble deux exigences : je suis de quelque part mais ce quelque part, je peux le retrouver ailleurs, voire partout. De sorte que l'exp&#233;rience diasporique, d&#233;tach&#233;e de sa r&#233;f&#233;rentialit&#233; matricielle, peut se redialectiser avec les cultures d'accueil en une f&#233;condit&#233; mutuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Dans la condition diasporique, la fonction de la m&#233;moire ne vise ni l'effacement, ni la transmission d'un mat&#233;riau premier ou initial ou ant&#233;rieur car une telle dynamique, qu'elle soit n&#233;gative (effacement) ou positive (transmission) suppose une lin&#233;arit&#233;, entre un centre et une p&#233;riph&#233;rie, alors que la diaspora implique une superposition de territoires qui invite la m&#233;moire &#224; ne pas &#234;tre simple support m&#233;moriel : elle devient m&#233;moire active, m&#233;moire au pr&#233;sent, m&#233;moration, un pass&#233; au pr&#233;sent, selon une dynamique de transfert ou de traduction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
De tels aspects, la musique qui nous r&#233;unit dans ce festival peut, plus que tout autre medium expressif, les illustrer. Ce qui dans la musique permet cette expressivit&#233; sp&#233;cifique est le rythme qui la constitue et qu'elle v&#233;hicule. Le rythme n'est pas seulement la mesure ou la cadence mais ce qui organise un espace autour du vivant pour que celui-ci puisse &#234;tre quelque part. Il y a du rythme dans l'architecture, dans la cuisine, dans le langage mais dans la musique, cette dimension est primordiale, intrins&#232;que et manifeste. Or, comme dirait Deleuze&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir notamment G. Deleuze et F. Guattari, Mille plateaux, Paris, Minuit, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, ce n'est pas le territoire qui cr&#233;e un rythme mais le rythme qui cr&#233;e un territoire et qui, d&#232;s lors, peut le d&#233;placer et lui faire rencontrer d'autres territoires. Les diasporas se constituent pr&#233;cis&#233;ment par le r&#233;am&#233;nagement de structures culturelles d'origine dans l'interaction avec les structures d'accueil ou d'autres structures co-existantes. La musique est propice &#224; de tels m&#233;tissages et, en condition diasporique, elle exercera cette fonction m&#233;morielle qui n'est ni d'effacement, ni de transmission mais de r&#233;activation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Je prendrai ainsi l'exemple de la musique dite klezmer. Celle-ci est typiquement une musique de diaspora puisqu'elle accompagne les d&#233;placements d'un peuple hors de son territoire d'origine et les rencontres in&#233;vitables avec d'autres configurations culturelles. La musique klezmer &#8211; d'un mot yiddish venant d'un syntagme en h&#233;breu &lt;i&gt;(kli zemer)&lt;/i&gt; signifiant les contenants ou les r&#233;cipients du chant &#8211; renvoie &#224; la tradition musicale et culturelle propre aux communaut&#233;s juives d'Europe de l'Est au XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle et au d&#233;but du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, ayant donc d&#233;j&#224; quitt&#233; un suppos&#233; lieu originel, l'Isra&#235;l biblique. Le klezmer na&#238;t de la rencontre entre la musique religieuse (m&#233;lodies de la liturgie, mode de cantilation du texte sacr&#233;, chants hassidiques), la musique populaire juive et les traditions folkloriques locales dont la musique tsigane, elle aussi musique diasporique, ou les styles de musique de danse tels que la mazurka ou la valse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Avec les &#233;migrations juives aux &#201;tats-Unis du d&#233;but du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, le klezmer conna&#238;t une deuxi&#232;me phase en rencontrant le jazz. La troisi&#232;me et derni&#232;re phase s'appuie sur un mouvement de revival dans les 20 derni&#232;res ann&#233;es qui voit dans l'ensemble des territoires diasporiques (Am&#233;rique du Nord, Am&#233;rique du Sud, Europe occidentale, Europe de l'Est) aussi bien une reprise de la tradition &#171; pure &#187; que les exp&#233;rimentations les plus diverses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
En voici deux exemples. Le premier est un extrait du CD &lt;i&gt;Speak with Ghosts&lt;/i&gt; du groupe toulousain Anakronic qui fait se rencontrer l'&#233;lectro et le klezmer. Le morceau s'intitule &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/830/files/2012/09/03-TERK-in-AMERICA-trimmed1.mp3&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Terk in America&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Anakronic Electro Orchestra, CD Speak with Ghosts, Labels : Balagan (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Enregistr&#233; &#224; l'origine par le ma&#238;tre de la clarinette klezmer Naftule Brandwein en 1924, il reprend, en un classique effet diasporique, une m&#233;lodie populaire turque intitul&#233;e &lt;i&gt;Uskudar&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Le second exemple vient d'Isra&#235;l o&#249; le klezmer conna&#238;t un extr&#234;me popularit&#233;, ce qui montre la multicentralit&#233; propore &#224; la disapora puisque le lieu suppos&#233; matriciel admet la l&#233;gitimit&#233; d'autres centres. Dans cet exemple, le klezmer, musique de diaspora, en rencontre une autre, celle de la culture palestinienne. Le morceau s'intitule &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/830/files/2012/09/02-Abus-Hatzer-trimmed.mp3&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Abu's Hatzer&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#8220;Abu's Hatzer&#8221;, AndraLaMoussia, CD &#1489; [Beth], Label : Hatav Hashmini, 2010.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et figure dans un CD du groupe isra&#233;lien Andra La Moussia qui dit composer sa musique &#224; partir de tout ce qui s'entend dans les rues de J&#233;rusalem. Le morceau fait se marier une m&#233;lodie palestinienne, jou&#233;e au oud et une m&#233;lodie klezmer, jou&#233;e par les vents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Ce dernier exemple choisi au regard de l'actualit&#233; pour souligner que la diaspora, comme tout ph&#233;nom&#232;ne g&#233;o-sociologique, est aussi une r&#233;alit&#233; politique. La m&#233;moire de diaspora, pour &#234;tre fid&#232;le &#224; sa fonction, porte aussi un message &#233;thique affirmant la possibilit&#233; et les bienfaits de la co-existence pacifique des peuples.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir notamment G. Deleuze et F. Guattari, &lt;i&gt;Mille plateaux&lt;/i&gt;, Paris, Minuit, 1980, &#171; De la ritournelle &#187;, p. 381-433.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Anakronic Electro Orchestra, CD &lt;i&gt;Speak with Ghosts&lt;/i&gt;, Labels : Balagan Box/Jumu, 2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#8220;Abu's Hatzer&#8221;, AndraLaMoussia, CD &lt;i&gt;&#1489; [Beth]&lt;/i&gt;, Label : Hatav Hashmini, 2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
