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		<title>La structuration tonale des rythmes &#8211; 1956
</title>
		<link>https://www.rhuthmos.eu/spip.php?article742</link>
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		<dc:date>2012-12-04T17:08:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Fraisse, Genevi&#232;ve Ol&#233;ron &amp; St&#233;phane Ehrlich
</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Cet article a paru pour le premi&#232;re fois dans L'Ann&#233;e psychologique, vol. 56, N&#176; 1, 1956, p. 27-45. Au point de vue psychologique, il y a rythme quand une organisation p&#233;riodique appara&#238;t dans une s&#233;rie de stimuli. Les anciens travaux sur la rythmisation subjective avaient fait appara&#238;tre que cette organisation pouvait se manifester m&#234;me quand une suite de stimuli identiques se suivent &#224; intervalles temporels &#233;gaux ; cependant, toute diff&#233;renciation p&#233;riodique d'un stimulus sur deux, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.rhuthmos.eu/spip.php?rubrique59" rel="directory"&gt;Psychologie
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_960 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.rhuthmos.eu/IMG/pdf/Paul_Fraisse_La_structuration_tonale_des_rythmes.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 1.5 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.rhuthmos.eu/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1779450480' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Cet article a paru pour le premi&#232;re fois dans&lt;/i&gt; L'Ann&#233;e psychologique, &lt;i&gt;vol. 56, N&#176; 1, 1956, p. 27-45.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Au point de vue psychologique, il y a rythme quand une
organisation p&#233;riodique appara&#238;t dans une s&#233;rie de stimuli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Les anciens travaux sur la rythmisation &lt;i&gt;subjective &lt;/i&gt; avaient fait appara&#238;tre que cette organisation pouvait se manifester m&#234;me quand une suite de stimuli identiques se suivent &#224; intervalles temporels &#233;gaux ; cependant, toute diff&#233;renciation p&#233;riodique d'un stimulus sur deux, trois, ou quatre... d&#233;termine la perception de groupes d&#233;finis de deux, trois ou quatre &#233;l&#233;ments. Cette diff&#233;rence entre les stimuli peut &#234;tre temporelle, intensive, tonale, etc. (Bolton, McDougall).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Mais ces r&#233;sultats g&#233;n&#233;raux ne suffisaient pas car il restait &#224; interpr&#233;ter le fait sous deux aspects :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
1) Ces diff&#233;renciations ont-elles un r&#244;le identique dans la structuration de la s&#233;quence ? Le son diff&#233;renci&#233;, par exemple, commence-t-il ou termine-t-il le groupement spontan&#233; ? Cette place varie-t-elle avec la nature de la diff&#233;rence entre les &#233;l&#233;ments ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
2) Ces diff&#233;renciations ont-elles toutes un effet direct ou certaines d'entre elles ne jouent-elles pas un r&#244;le par association avec un autre type de diff&#233;renciation. Ainsi de nombreux auteurs ont-ils pens&#233; par exemple que Y accentuation d'un son jouait un r&#244;le sur la structure en entra&#238;nant une diff&#233;renciation temporelle, allongement de l'intervalle qui le pr&#233;c&#232;de (Woodrow, 1909). Sur ce point, nous avons montr&#233; (Fraisse et Ol&#233;ron) que cette conception m&#233;connaissait le v&#233;ritable r&#244;le de l'accentuation. L'allongement relatif de l'intervalle qui termine un groupe rythmique n'est pas d&#251; &#224; la pr&#233;sence de l'accent au d&#233;but du groupe suivant, mais &#224; des lois de structures plus g&#233;n&#233;rales. L'accent a pour effet d'allonger l'intervalle temporel qui le suit, mais ce n'est pas cet effet qui d&#233;termine sa place dans le groupement, puisque l'accent est plus souvent plac&#233; au d&#233;but qu'&#224; la fin du groupement. Il y a un effet propre de l'intensit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Pour les diff&#233;renciations tonales, le probl&#232;me d'une influence directe ou indirecte se pose aussi, mais en d'autres termes. En po&#233;sie, par exemple, on constate une liaison fr&#233;quente entre l'intensit&#233; et la hauteur des sons ; le son le plus accentu&#233; est en g&#233;n&#233;ral plus haut que les sons non accentu&#233;s. Meumann et Squire pensaient qu'une diff&#233;rence de hauteur tonale entre les sons d&#233;termine un groupement rythmique par l'interm&#233;diaire d'une accentuation : &#171; Elle peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme un substitut de l'intensit&#233;, soit &#224; cause des sensations de tension communes &#224; la hauteur et &#224; l'intensit&#233;, soit &#224; cause d'associations qui, r&#233;duites &#224; leurs fondements, sont de caract&#232;re intensif &#187; (Squire, p. 558). Woodrow (1911) a pens&#233; r&#233;futer cette th&#232;se en montrant qu'une diff&#233;rence de hauteur entre les sons n'entra&#238;nait pas de structuration rythmique. Ses exp&#233;riences prouvent seulement que, dans une suite de deux sons de hauteurs diff&#233;rentes par exemple, on passe ais&#233;ment de la perception du groupement grave-aigu au groupement aigu-grave en modifiant tr&#232;s l&#233;g&#232;rement les diff&#233;rences temporelles entre les intervalles. Parce que le son aigu ne semble pas commencer ou finir syst&#233;matiquement le groupement des sons, il est exag&#233;r&#233; de conclure comme Woodrow (p. 76) que les diff&#233;rences de hauteur ne d&#233;terminent pas le rythme. En r&#233;alit&#233;, ses sujets percevaient toujours un groupement puisqu'ils &#233;taient capables &#224; chaque instant de dire quel &#233;tait le son qui commen&#231;ait ou qui terminait le groupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Si l'exp&#233;rience de Woodrow montre que l'effet structurant des diff&#233;rences de hauteur est modifi&#233; facilement par des variations temporelles des intervalles entre les sons, elle laisse enti&#232;re la question de savoir s'il y a liaison entre la hauteur des sons et leur
intensit&#233; apparente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
En r&#233;alit&#233;, les &#233;tudes d'autrefois sur le rythme laissaient &#233;chapper de nombreuses caract&#233;ristiques du rythme en faisant appel essentiellement &#224; l'introspection.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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