<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.rhuthmos.eu/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Rhuthmos</title>
	<link>https://www.rhuthmos.eu/</link>
	<description></description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.rhuthmos.eu/spip.php?id_auteur=160&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Rhuthmos</title>
		<url>https://www.rhuthmos.eu/local/cache-vignettes/L101xH101/favico-9e775.png?1711303950</url>
		<link>https://www.rhuthmos.eu/</link>
		<height>101</height>
		<width>101</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Pulsion invocante, voix, rythme et baby blues
</title>
		<link>https://www.rhuthmos.eu/spip.php?article813</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.rhuthmos.eu/spip.php?article813</guid>
		<dc:date>2013-02-12T10:31:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Herv&#233; Bentata
</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ce texte est extrait d'une communication au Colloque de l'Association Lacanienne Internationale et de l'Unit&#233; Transversale de Recherche Psychogen&#232;se et Psychopathologie de l'Universit&#233; Paris 13, qui a eu lieu les 26 et 27 novembre 2011 sur le th&#232;me : &#171; Le b&#233;b&#233;, sa m&#232;re, leur chant : l'Autre et la pulsion invocante &#187;. Je voudrais aujourd'hui reprendre la question de la pulsion invocante et de la voix &#224; partir de la musique et du rythme comme sources du vital. &#192; quoi tient le vital ? (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.rhuthmos.eu/spip.php?rubrique44" rel="directory"&gt;Psychanalyse et psychoth&#233;rapie &#8211; Nouvel article
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;cs_sommaire cs_sommaire_avec_fond&#034; id=&#034;outil_sommaire&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_titre_avec_fond&#034;&gt; Sommaire &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_corps&#034;&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Pulsion invocante, voix et chant&#034; href='https://www.rhuthmos.eu/spip.php?id_auteur=160&amp;page=backend#outil_sommaire_0'&gt;Pulsion invocante, voix et chant&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Rythme and (Baby) Blues&#034; href='https://www.rhuthmos.eu/spip.php?id_auteur=160&amp;page=backend#outil_sommaire_1'&gt;Rythme and (Baby) Blues&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Un psychanalyste dans une unit&#233; Maman/B&#233;b&#233; : Rhythm and Baby Blues&#8230;&#034; href='https://www.rhuthmos.eu/spip.php?id_auteur=160&amp;page=backend#outil_sommaire_2'&gt;Un psychanalyste dans une unit&#233; Maman/B&#233;b&#233; : Rhythm and Baby Blues&#8230;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ce texte est extrait d'une communication au Colloque de l'Association Lacanienne Internationale et de l'Unit&#233; Transversale de Recherche Psychogen&#232;se et Psychopathologie de l'Universit&#233; Paris 13, qui a eu lieu les 26 et 27 novembre 2011 sur le th&#232;me : &#171; Le b&#233;b&#233;, sa m&#232;re, leur chant : l'Autre et la pulsion invocante &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Herv&#233; Bentata est psychanalyste. Adresse : herve.bentata@gmail.com.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
&lt;BR&gt;
Je voudrais aujourd'hui reprendre la question de la pulsion invocante et de la voix &#224; partir de la musique et du rythme comme sources du vital. &#192; quoi tient le vital ? Qu'est-ce qui meut &#201;ros ? Sont-ce des rythmes simples, binaires faits d'une alternance comme celui de la marche ou comme celui &#171; -poum-tac &#187;, du c&#339;ur maternel, qui fondamentalement nous gouvernent tous ? Ou bien ce vital tiendrait-il d'abord &#224; la voix, aux &#233;chos assourdis de la voix maternelle, qui nous parviennent d&#232;s les limbes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
C'est &#224; partir de mon exp&#233;rience de psychanalyste dans une unit&#233; Maman/B&#233;b&#233; que je ram&#232;nerai ainsi cette question du chant et du rythme maternel quand il en vient &#224; d&#233;faillir.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_0&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='https://www.rhuthmos.eu/spip.php?id_auteur=160&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Pulsion invocante, voix et chant&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Examinons dans un premier temps quelles sont les particularit&#233;s de la pulsion invocante selon la conception lacanienne puis de son objet, la voix, car ces &#233;l&#233;ments sont fondamentaux pour une approche du chant, de la musique et du rythme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
&lt;strong&gt;La pulsion invocante et son montage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Lacan rajoute aux objets freudiens (le sein, l'&#233;tron, le phallus) deux nouveaux objets, &#224; savoir le regard et la voix. &#192; ce dernier objet, il fait correspondre une pulsion qu'il va nommer &#171; pulsion invocante &#187; et dont la premi&#232;re indication qu'il nous en donne est qu'elle est celle qui est la plus proche de l'exp&#233;rience de l'inconscient. De plus, il pr&#233;cise que par rapport &#224; la pulsion scopique [et aux autres pulsions], la pulsion invocante a &#171; ce privil&#232;ge de ne pas pouvoir se fermer &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;J. Lacan, Le S&#233;minaire, Livre XI, Les Quatre concepts, Paris, Seuil, 1973, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cela tient &#224; la particularit&#233; du troisi&#232;me temps du montage&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;NB : chaque pulsion se met en place en suivant des temps diff&#233;rents. Lacan (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; de la pulsion invocante. En effet, nous dit Lacan, &#171; alors que le &#8220;se faire voir&#8221; s'indique d'une fl&#232;che qui vraiment revient vers le sujet, le &#8220;se faire entendre&#8221; va vers l'autre &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;J. Lacan, op. cit., p. 178.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Notons ainsi au passage que le montage de la pulsion invocante que propose Lacan pour son troisi&#232;me temps se qualifie d'un &lt;i&gt;&#171; se faire entendre &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Ainsi de cela il ressort que la pulsion invocante est d'abord celle qui porte l'Appel &lt;i&gt;vers &lt;/i&gt; l'Autre, qui l'invoque donc, que cet Autre soit le Dieu des Juifs appel&#233; par le son du chofar, ou plus prosa&#239;quement l'Autre maternel que le b&#233;b&#233; convoque par son cri aupr&#232;s de lui. Sauf qu'il y a l&#224; une sorte de tour de passe-passe : la voix du Sujet adress&#233;e &#224; l'Autre revient &#224; un moment vers ce Sujet, qui du coup re&#231;oit l'Appel &lt;i&gt;de &lt;/i&gt; l'Autre. Nous sommes alors dans une sorte de bouclage de la pulsion puisqu'elle revient vers lui ; et quand cet appel de l'Autre s'en vient &#224; faire signe, alors dans le champ de la clinique, nous parlons de psychose pour ce sujet qui se sent appel&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Ce quatri&#232;me temps suppos&#233; de la pulsion est th&#233;oris&#233; par exemple par Eric Porge qui tente de l'inscrire dans une bouteille, non &#224; la mer mais de Klein. Quelque chose de cet ordre se retrouve aussi de fa&#231;on plus ancienne chez Alain Didier-Weil&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A. Didier-Weill, intervention dans le S&#233;minaire de J. Lacan, L'insu que (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui, du coup je crois, &#233;voque une pulsion d'&#233;coute. Or, cette nouvelle &lt;i&gt;pulsion d'&#233;coute&lt;/i&gt; vient bien s&#251;r nous interroger dans notre d&#233;sir d'analyste &#224; nous repa&#238;tre de la voix de nos analysants, mais aussi dans le go&#251;t et la passion de la musique &#224; travers laquelle une voix divine, la voix d'un grand Autre se ferait entendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Ainsi ce quatri&#232;me temps de fermeture de la pulsion invocante, qui pourrait se dire comme &#171; une Voix se fait entendre &#187;, tend &#224; en faire un &#234;tre non seulement mythique selon le mot de Freud mais aussi &lt;i&gt;bifide&lt;/i&gt;, avec une extension vers l'Autre et une extension vers le Sujet. Et ce serait ainsi cette bifidit&#233; qui assure le fonctionnement de la parole, l'interlocution entre sujets, tant que le grand Autre se tait. Pour Ulysse, cette voix qui se fait entendre et dont il va pouvoir jouir, c'est bien s&#251;r celle des Sir&#232;nes. Et je l'ai dit dans des travaux ant&#233;rieurs, c'est ce passage par la voix de l'Autre qui, dans l'Odyss&#233;e, le sort de l'exil, de l'errance et lui ouvre la voie du retour &#224; son origine, &#224; Ithaque. Dans l'usage du chofar, l'instrument devient &#224; la fois appel du fid&#232;le et en m&#234;me temps voix de Dieu en r&#233;ponse. Et dans ma clinique avec les b&#233;b&#233;s que j'&#233;voquerai tout &#224; l'heure, c'est la voix maternelle en r&#233;ponse au cri du b&#233;b&#233; : &#171; Que veux-tu mon ch&#233;ri ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Mais, arriv&#233;s &#224; ce point, peut-&#234;tre est-ce n&#233;cessaire de se demander pourquoi Lacan n'a pas franchi, ce cap, ce pas du retour de la pulsion invocante vers le sujet ; pourquoi la laisse-t-il ouverte vers l'Autre ? Kafka semble nous en donner la r&#233;ponse quand il nous dit qu'Ulysse a cru entendre les Sir&#232;nes, mais qu'en fait elles se sont tues &#224; son passage. Ulysse aurait en quelque sorte ainsi hallucin&#233; la voix des Sir&#232;nes. Et, &#224; tenir cette position, ce serait ainsi dire que la voix maternelle en r&#233;ponse au cri du b&#233;b&#233;, celle qui comble le b&#233;b&#233;, a la structure d'une hallucination&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;De ce fait, pas plus qu'il n'y a d'intersubjectivit&#233; selon Lacan, il n'y (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Objet a voix&lt;/i&gt;, chant et musique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Avec cette voix maternelle, nous allons tenter maintenant de pr&#233;ciser le statut de l'&lt;i&gt;objet a voix&lt;/i&gt; comme hallucination ou pur sonore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Lacan est parti des voix dans la psychose et a fait de l'hallucination psychique le mod&#232;le de l'&lt;i&gt;objet a voix&lt;/i&gt;. Mais cette position va &#233;voluer au fil de ses s&#233;minaires. Quand cette voix prend une position extime et non plus de pure ext&#233;riorit&#233;, une autre dimension de la voix appara&#238;t, celle de la voix de la conscience : &#171; Le surmoi en son intime imp&#233;ratif est bien &#8220;la voix de la conscience&#8221;, c'est-&#224;-dire une voix d'abord, et bien vocale &#187;, nous dit Lacan&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;J. Lacan, &#201;crits, Paris, Seuil, 1966, p. 684.&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Ainsi, de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, ce qui caract&#233;rise la voix comme &lt;i&gt;objet a&lt;/i&gt; n'est pas la pure sonorit&#233; mais le fait qu'il y ait &#233;mission &#224; partir d'un orifice, la bouche et que cette &#233;mission soit scand&#233;e. De plus, la voix n'est pas forc&#233;ment audible, sonoris&#233;e comme nous l'avons vu. Enfin, concernant le rythme et la coupure, Lacan nous dit dans son S&#233;minaire &lt;i&gt;L'Angoisse&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;J. Lacan, Le S&#233;minaire. Livre X &#8211; L'Angoisse, 22 mai 1963, Paris, Seuil, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; concernant le Chofar que nous sommes l&#224; &#171; en pr&#233;sence d'une certaine forme de l'&lt;i&gt;objet a [voix]&lt;/i&gt; [...] dans sa face enfin d&#233;voil&#233;e sous sa forme s&#233;parable &#187;. En tout cas, la voix s'y affirme l&#224; essentiellement comme voix de l'Autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Si certes la voix n'est pas pur sonore, n&#233;anmoins le travail de Pascal Quignard, &#171; La haine de la musique &#187;, para&#238;t &#233;clairant quant aux sources sonores possibles de la voix comme &lt;i&gt;objet a&lt;/i&gt;. Quignard s'int&#233;resse aux bruits qui obs&#232;dent, qui &#171; tarabustent &#187; l'esprit. Il peut s'agir de bruit ancestraux &#224; forte r&#233;sonance affective comme le tonnerre mais aussi du monde sonore de la vie intra-ut&#233;rine. Quelle empreinte ces bruits laissent-ils dans notre vie ult&#233;rieure ? La science confirme en tout cas la perception du monde sonore intra-ut&#233;rin par le b&#233;b&#233;. Pour ma part, j'ai constat&#233; plus d'une fois, sans pouvoir en donner l'interpr&#233;tation, &#224; quel point certaines chansons aim&#233;es et &#233;cout&#233;es par une m&#232;re pendant sa grossesse pouvaient &#233;pouvanter leur b&#233;b&#233; une fois n&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Ce fait clinique troublant ne doit pas nous faire oublier que le b&#233;b&#233; baigne dans un fond sonore continu fait du souffle maternel, des bruits rythmiques du c&#339;ur et des borborygmes intestinaux. Et c'est sur ce fond que vont se d&#233;tacher la voix maternelle et celles des habitu&#233;s de la m&#232;re. Quel concert ! J'ai d'ailleurs constat&#233; dans notre unit&#233; Maman/B&#233;b&#233;, que des b&#233;b&#233;s n'ayant pas revu leurs m&#232;res depuis l'accouchement paraissaient reconna&#238;tre pr&#233;cis&#233;ment leur voix d&#232;s les premi&#232;res secondes de leurs retrouvailles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Mais bien d'autres &#233;l&#233;ments sonores peuvent &#234;tre &#224; la racine de la constitution de cet &lt;i&gt;objet voix&lt;/i&gt;. Ainsi pourrait-il en &#234;tre des voix d'autres esp&#232;ces que la n&#244;tre. Or, le reste non symbolis&#233; de ce mat&#233;riel sonore qui obs&#232;de l'esprit, se trouve au plus proche de l'&lt;i&gt;objet a voix&lt;/i&gt;. Quignard &#233;voque tous ces cris d'animaux et particuli&#232;rement ceux en rapport avec le rut et la mort. Reik, quant &#224; lui, rapporte le son du schofar &#224; un &lt;i&gt;mugissement &lt;/i&gt; d'agonie du dieu taureau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Et les analystes d'enfants savent bien l'importance que rev&#234;t dans la cure la voix des animaux, dans son alt&#233;rit&#233; radicale et en m&#234;me temps &#224; travers le besoin d'imitation, d'identification des enfants &#224; ce cri.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Ces bruits de la nature, ces cris d'animaux perdent leur dimension instinctive quand pris dans la signifiance ils en viennent &#224; hanter l'esprit ; ils ont alors valeur de voix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Au total, la voix comme &lt;i&gt;objet a&lt;/i&gt; va pouvoir rev&#234;tir tout aussi bien la &lt;i&gt;forme &lt;/i&gt; du cri modul&#233; en vocalises que celle d'une voix animale ou d'un bruit, mais humanis&#233;s par leur insertion dans la signifiance. Ainsi, le chant, la musique seraient des mises en forme imaginaires de l'&lt;i&gt;objet a voix&lt;/i&gt; dont on s'approcherait selon Quignard dans le fredon, les ritournelles qui tarabustent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
&lt;strong&gt;La musique comme dompte-voix&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Mais &#224; l'inverse de Pascal Quignard ou de Freud qui s'est plusieurs fois d&#233;clar&#233; &lt;i&gt;&#171; ganz unmusikalisch &#187;&lt;/i&gt;, la musique passionne aussi beaucoup de philosophes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. le livre r&#233;cent de B. Bass, La voix d&#233;li&#233;e, Paris, Hermann, 2010.&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il en est ainsi de Leibniz qui, en de nombreux textes, s'int&#233;resse &#224; la cr&#233;ation musicale et la question de l'harmonie. Pour lui, le musical proc&#232;de, en totalit&#233;, du math&#233;matique. Et l'harmonie musicale implique &lt;i&gt;n&#233;cessairement &lt;/i&gt; des &#233;l&#233;ments discordants, de la dissonance dont la r&#233;solution est &#224; la source de la joie qu'elle procure. Et pour lui, cette jouissance de l'auditeur &#224; l'&#233;coute de la musique est une part de la jouissance de Dieu&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Leibniz n'a pas directement &#233;crit sur la musique ; se rapporter aux (&#8230;)&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Or, la question &#224; laquelle je me suis moi-m&#234;me heurt&#233; est de savoir si et comment l'&lt;i&gt;objet a voix&lt;/i&gt;, cause du d&#233;sir, se retrouve dans la musique. En d'autres termes comment faire le chemin de la voix des Sir&#232;nes vers la musique et le rythme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Une remarque de Jean-Michel Viv&#232;s &#224; ce propos est pr&#233;cieuse quand il nous dit que &#8211; je cite &#8211; &#171; le chant (m&#233;lange de voix et de parole) est ce qui permet de faire taire la voix ou du moins d'y rester sourd &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;J.- M. Vives, &#171; Le silence des Sir&#232;nes. Une approche kafka&#239;enne de la voix (&#8230;)&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#192; ce titre, le chant et par extension la musique ne constituent pas des exemples de l'&lt;i&gt;objet voix&lt;/i&gt; mais ils ne font que la r&#233;v&#233;ler, tout en la tenant &#224; distance et la pacifiant : &#171; Ils sont ainsi des &lt;i&gt;dompte-voix&lt;/i&gt;, au m&#234;me titre que Lacan avait pu qualifier le tableau de dompte-regard.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;J.-M. Vives, op. cit.&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Et, dans la musique, cet affleurement de l'&lt;i&gt;objet a voix&lt;/i&gt; qui procure le plus de jouissance de l'auditeur, ne survient qu'&#224; certains moments en lien souvent &#224; une &#233;nonciation affranchie de la parole, du sens&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;B. Bass, La voix d&#233;li&#233;e, op. cit., p. 17.&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. C'est ainsi, selon Michel Poizat, au moment de la &lt;i&gt;d&#233;sarticulation &lt;/i&gt; de la voix de la diva en un cri que survient la pamoison de l'auditeur. De m&#234;me dans le domaine du jazz, on comprend ainsi beaucoup mieux la vive &#233;motion produite par le &lt;i&gt;scat &lt;/i&gt; qui vient remplacer la parole chant&#233;e. Enfin, dans la musique instrumentale, c'est souvent autour des ruptures du langage musical qu'elles soient m&#233;lodiques ou rythmiques, que l'&#233;motion est la plus forte. On retrouve l&#224; quelque chose de ce qu'avait &#233;voqu&#233; Leibniz des effets de la dissonance et de sa r&#233;solution.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_1&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='https://www.rhuthmos.eu/spip.php?id_auteur=160&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Rythme &lt;i&gt;and (Baby) Blues&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le rythme et la voix&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
La question du rythme transcende la question de la voix et de sa pulsion. Car le rythme structure certes la voix mais aussi le regard et le corps dans sa gestualit&#233;. De fait, le rythme par la coupure qui lui est inh&#233;rente est au c&#339;ur de tous les &lt;i&gt;objets a&lt;/i&gt;. De plus, il n'y a pas de mise en jeu de la voix qui ne s'associe pas habituellement &#224; une mise en jeu du corps et du regard. Pour l'analyste, il s'agit de la connexion des &lt;i&gt;objets a&lt;/i&gt; que l'on retrouve exemplifi&#233;e dans la langue quand on dit, par exemple : &#171; Je vois ce que vous voulez dire &#187;. Les neuropsychologues parlent l&#224; plut&#244;t d'intermodalit&#233; (sensorielle) qui renvoie &#224; des capacit&#233;s &lt;i&gt;inn&#233;es &lt;/i&gt; du cerveau &#224; d&#233;chiffrer ou produire des rythmes. Ils admettent toutefois qu'il y aurait une mise en forme culturellement d&#233;termin&#233;e autour de cette structure de base inn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Cette question de la cause, entre pulsion et instinct, nous la retrouvons d'une fa&#231;on encore plus aplatie dans cette th&#233;orie de l'autisme qui en fait un pur d&#233;ficit li&#233; &#224; l'atrophie du sillon temporal sup&#233;rieur (STS). Il para&#238;t difficile de r&#233;cuser totalement que le fonctionnement psychique et notamment la communication repose sur des structures nerveuses qui ont leurs propres modalit&#233;s de fonctionnement et une part g&#233;n&#233;tiquement d&#233;termin&#233;e. D'ailleurs, Lacan a lui-m&#234;me affirm&#233; que le langage avait un fondement inn&#233; (dans son discours de Gen&#232;ve).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Mais il me semble que, bien souvent, ce qui va &#234;tre &lt;i&gt;d&#233;terminant&lt;/i&gt;, c'est ce qui se met en place ou pas dans cet au-del&#224; de l'inn&#233;, c'est-&#224;-dire pour nous psychanalystes, la &lt;i&gt;pulsion &lt;/i&gt; et son montage en trois temps autour de l'objet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Il reste que, fondamentalement, c'est le rythme qui permet et structure le lien social, le collectif humain par ses effets de communication. Or, ce rythme concerne non seulement la voix mais aussi le visage et ses mimiques, le corps dans sa posture et ses mouvements. Et cela vaut notamment pour la relation maman/b&#233;b&#233; o&#249; n&#233;anmoins la voix et la pulsion invocante constituent un &#171; canal &#187; &lt;i&gt;privil&#233;gi&#233; &lt;/i&gt; de son d&#233;veloppement. Ainsi, la voix maternelle constitue ce premier instrument musical &#224; la riche m&#233;lodie duquel, je cite Trevarthen, &#171; le b&#233;b&#233; bouge et r&#233;pond de mani&#232;re rythmique et musicale &#187;. Et cela nous rappelle les travaux sur les aspects rythmiques et m&#233;lodiques du &lt;i&gt;mamanais&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mamanais ou motherese (en anglais). Le motherese se caract&#233;rise comme les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Si l'origine grecque du mot &lt;i&gt;rhuthmos &lt;/i&gt; tend &#224; d&#233;signer une forme changeante, il appara&#238;t qu'effectivement une part de son efficace tient &#224; la rupture qu'il est &#224; m&#234;me de produire. En effet, le psychisme humain est attentif au d&#233;roul&#233; du rythme dont les ruptures sont craintes et d&#233;sir&#233;es en m&#234;me temps. On a ainsi tendance &#224; opposer les rythmes binaires, r&#233;guliers qui sont harmoniques et favorisent la fusion, aux rythmes ternaires irr&#233;guliers qui pousseraient plus &#224; la s&#233;paration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Ces &lt;i&gt;rythmes fondamentaux&lt;/i&gt; paraissent inscrits dans la phylog&#233;n&#232;se et accessibles &#224; tout un chacun ; le b&#233;b&#233;, bien avant la parole, y a acc&#232;s. Et c'est d'ailleurs ainsi qu'il peut prendre son tour, sa place dans le duo harmonique qu'il fait avec sa m&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
&lt;strong&gt;Le chofar, un rythme ternaire fondamental ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Parmi ces rythmes fondamentaux propres &#224; la communication humaine, il pourrait y avoir le chofar, cet instrument de rassemblement de la communaut&#233; juive et renvoyant &#224; quelque chose de l'appel &#224; la divinit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Je vous rappelle que le chofar obtenu &#224; partir d'une corne d'animal, le b&#233;lier le plus souvent est un des instruments les plus anciens du monde. Tous ceux qui l'ont entendu t&#233;moignent de son caract&#232;re profond&#233;ment &#233;mouvant, qui prend &#224; la gorge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Dans son essai sur le chofar, Theodor Reik&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;T. Reik, Le Rituel. Psychanalyse des rites religieux, Paris, Deno&#235;l, 1974.&#034; id=&#034;nh15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#233;voque l'aspect de souffle coup&#233; des fid&#232;les avant la sonnerie du chofar et la mont&#233;e vertigineuse d'&#233;motion que constitue l'attente de ce moment. Le moment de sonner du chofar, se fait &#224; un &lt;i&gt;rythme &lt;/i&gt; particulier au cours du temps et de la vie de la communaut&#233;. Ainsi, au temps de la Bible, il &#233;tait prescrit de sonner le chofar pour annoncer le d&#233;but du chabbat, le d&#233;but du mois ainsi que la Nouvelle Ann&#233;e, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Il existe trois fa&#231;ons diff&#233;rentes de faire sonner cet instrument, chacune ayant sa modulation propre et l'une se succ&#233;dant &#224; l'autre. Le premier rythme dit &lt;i&gt;&#171; teki'a &#187;&lt;/i&gt; produit une sorte de long mugissement, interrompu en pleine puissance dans la &lt;i&gt;teki'a&lt;/i&gt; simple, et &#224; bout du souffle dans la forme dite &lt;i&gt;&#171; gadola &#187;&lt;/i&gt;. La &lt;i&gt;teki'a&lt;/i&gt;, mode continu, s'oppose &#224; deux autres mani&#232;res de sonner du chofar, les &lt;i&gt;&#171; chevarim &#187;&lt;/i&gt; qui consistent en trois notes plaintives et la &lt;i&gt;&#171; terou'a &#187;&lt;/i&gt; qui se divise en sons brefs et saccad&#233;s. Avec ces deux nouveaux modes, le souffle en vient &#224; &#234;tre morcel&#233;, modul&#233;. Ainsi, la &lt;i&gt;&#171; terou'a &#187;&lt;/i&gt; qui am&#232;ne une d&#233;coupe simple du souffle constitue un rythme binaire alors qu'avec la modulation plaintive des &lt;i&gt;chevarim&lt;/i&gt;, on rejoint un rythme ternaire qui vient du fond des &#226;ges. De fait, la fa&#231;on de sonner du choffar fait se succ&#233;der ces diff&#233;rentes phases rythmiques le plus souvent avec cette succession : &lt;i&gt;tekia-chevarim-teroua&lt;/i&gt;, parfois suivie d'une &lt;i&gt;tekia gadola&lt;/i&gt; finale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
De fait, le chofar appara&#238;t comme un instrument de communication avec le divin, selon le texte m&#234;me de la Bible qui dit : &#171; Le son du cor allait redoublant d'intensit&#233; ; Mo&#239;se parlait et la voix divine lui r&#233;pondait. &#187; Or, il m'a sembl&#233; que la structure rythmique, la fa&#231;on de sonner le chofar avec ces trois phases successives pouvait &#234;tre corr&#233;l&#233;e avec certains travaux scientifiques r&#233;cents concernant les modalit&#233;s de la communication entre une m&#232;re et son b&#233;b&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
C'est ainsi par exemple que Trevarthen et Gratier&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;M. Gratier &amp; C. Trevarthen, &#171; Rythme, &#233;motion et pr&#233;-sentiment dans les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; en &#233;tudiant des b&#233;b&#233;s de 8 &#224; 16 semaines avec leurs m&#232;res constat&#232;rent des traits communs &#224; l'interaction au-del&#224; des diff&#233;rences culturelles. Ainsi, toutes les interactions sont organis&#233;es autour de 3 phases, &#224; savoir un &#171; pulsation &#187; d'environ une seconde, une &#171; phrase &#187; d'environ 3 secondes et enfin un &#171; &#233;pisode narratif &#187; d'environ 30 secondes. Elles reprennent donc le rythme ternaire de la fa&#231;on de sonner du chofar fait de &lt;i&gt;tekia, chevarim &lt;/i&gt; et &lt;i&gt;terouah &lt;/i&gt; aussi bien dans leur succession et modulation que dans leur amplitude temporelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
&lt;strong&gt;Rythme, musicalit&#233; communicative et pathologie maternelle &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Au-del&#224;, les travaux de Trevarthen concernant la musicalit&#233; communicative visent &#224; savoir comment les enfants rentrent dans le langage et la narrativit&#233; mais aussi pr&#233;cisent les effets d'une pathologie maternelle. &#192; partir de l'ensemble de ces donn&#233;es, Trevarthen attire notre attention sur les d&#233;faillances de ces musicalit&#233;s communicatives qui peuvent perturber le bon d&#233;veloppement du b&#233;b&#233;, le figer dans une d&#233;pression voire pour certains l'engager dans la voix autistique. De m&#234;me, pr&#244;ne-t-il la valeur de &lt;i&gt;th&#233;rapies musicales&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Pour ma part, j'ai longtemps r&#233;sist&#233; &#224; cette id&#233;e. J'avais en t&#234;te toutes ces th&#233;rapies soixante-huitardes comme le cri primal de sinistre m&#233;moire. Car, pour un psychanalyste, avec ces th&#233;rapies musicales, on quitte le champ du langage et du signifiant, et de ce fait de la psychanalyse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Toutefois, ma pr&#233;sence dans un lieu d'accueil maman/b&#233;b&#233; o&#249; de nombreuses mamans musiciennes d&#233;prim&#233;es &#233;chouent &#224; enchanter leurs b&#233;b&#233;s m'am&#232;ne &#224; &#233;voquer une exp&#233;rience de r&#233;animation musicale qui s'y joue. Et cela me permettra ainsi de conclure v&#233;ritablement sur mon propos &#224; savoir le &lt;i&gt;baby rhythm and blues&lt;/i&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_2&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='https://www.rhuthmos.eu/spip.php?id_auteur=160&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Un psychanalyste dans une unit&#233; Maman/B&#233;b&#233; : &lt;i&gt;Rhythm and Baby Blues&lt;/i&gt;&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les lieux d'accueil Maman/B&#233;b&#233; sont, dans mon exp&#233;rience, des lieux o&#249; irradie une grande vitalit&#233; ; celle-ci tient, je crois, &#224; la pr&#233;sence de jeunes m&#232;res avec le fruit vital que constitue leur b&#233;b&#233;. L'unit&#233; d'accueil de Saint-Denis prend en charge des m&#232;res en difficult&#233;s relationnelles avec leurs b&#233;b&#233;s, aussi bien dans le collectif d'un groupe de m&#232;res qu'en consultations individuelles. Et la pr&#233;sence de psychanalystes et de toute une &#233;quipe sensibilis&#233;e &#224; la psychanalyse rend chacun tr&#232;s attentif &#224; la parole et aux productions langagi&#232;res des mamans et des b&#233;b&#233;s. Mais la parole circule aussi &#224; l'adresse de ces m&#232;res souvent d&#233;prim&#233;es et dans l'impasse pour s'occuper de leur enfant comme elles voudraient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
C'est ainsi que j'ai accueilli dans cette unit&#233; les paroles de mamans ayant travers&#233; des histoires proprement inou&#239;es. C'est par exemple celle de cette femme d'un pays africain en guerre civile qui a vu, cach&#233;e sous un lit, ses parents tu&#233;s devant ses yeux ; puis qui a &#233;t&#233; adopt&#233;e par une famille o&#249; elle a servi de domestique et &#233;t&#233; viol&#233;e puis qui a &#233;t&#233; revendue comme esclave, et battue, et prostitu&#233;e, et avort&#233;e, et&#8230; Elle s'est sauv&#233;e par miracle enceinte une deuxi&#232;me fois. Et la voil&#224; sans papiers et sans logement pour accoucher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
La voil&#224; maintenant dans notre unit&#233; d'accueil, elle est coll&#233;e &#224; son b&#233;b&#233; de peur qu'on le lui vole, qu'on le tue. Qu'a-t-il entendu des voix qui brutalisaient sa m&#232;re, quelle m&#233;moire a-t-il de l'histoire de sa m&#232;re ? Dans son lien rest&#233; si &#233;troit &#224; son fils, cette m&#232;re est persuad&#233;e qu'il a tout enregistr&#233;, car cet enfant d'un an hurle si un homme s'approche de sa m&#232;re et pose ses mains sur elle ; et puis, avec sa main, il l'interroge sur les plaies qu'elle a sur le corps ; il les touche et les embrasse. Pourtant, tout cela se passait avant sa naissance&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Certes, si les enjeux ne sont pas toujours aussi extraordinaires, pourtant c'est bien toujours de cela dont il est fondamentalement question dans toutes ces paroles accueillies, d'enjeux vitaux, de vie et de mort. De fait, ce lieu d'accueil met chaque sujet en pr&#233;sence du maternel de son &#233;nigme ; &#233;nigme du corps maternel et de la pulsionnalit&#233; qui en sourd. Mais il ram&#232;ne aussi chacun au plus extr&#234;me de son infantile, au temps de la naissance comme point d'&#233;mergence du vital. C'est cette vitalit&#233; que manifestent si fortement les b&#233;b&#233;s anim&#233;s par la musique maternelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Ici les &lt;i&gt;duets &lt;/i&gt; qu'&#233;voque Trevarthen sont multiples et tendent vers un concert polyphonique, certes parfois de voix dissonantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
Alors pour toutes ces m&#232;res, parfois, la parole ne suffit pas. Souvent chez elles, la voix maternelle, cette sir&#232;ne enchantant son enfant s'est bris&#233;e. Alors, nous leur proposons en outre une sorte de r&#233;animation vocale dans ce qu'on pourrait appeler un &lt;i&gt;atelier &lt;/i&gt; de r&#233;paration de Sir&#232;nes. Et l'on sait bien que parfois, m&#234;me dans une cure classique, la voix de l'analyste est convoqu&#233;e par l'analysant. Et, &#224; l'image de ce que dit Lacan de l'analyste qui, comme Tir&#233;sias, doit savoir avoir des mamelles, ne s'agit-il pas l&#224; juste pour lui de donner de la voix ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR&gt;
C'est ainsi qu'il m'est ainsi arriv&#233; de fredonner avec les m&#232;res et les b&#233;b&#233;s de cette atelier de r&#233;paration de Sir&#232;nes, participant malgr&#233; moi &#224; cet adresse, comme le chofar sait le faire, &#224; un dieu obscur, mais je l'esp&#232;re consolateur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Herv&#233; Bentata est psychanalyste. Adresse : herve.bentata@gmail.com.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;J. Lacan, &lt;i&gt;Le S&#233;minaire, Livre XI, Les Quatre concepts&lt;/i&gt;, Paris, Seuil, 1973, p. 182 &#8211; &#171; Se fermer &#187; : le troisi&#232;me temps de la pulsion s'applique en retour au sujet lui-m&#234;me, sauf pour la pulsion invocante.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;NB : chaque pulsion se met en place en suivant des temps diff&#233;rents. Lacan rend sensible ce montage en disant par exemple que les trois temps du montage de la pulsion peuvent s'entendre par exemple pour la pulsion anale comme : chier, &#234;tre chi&#233;, se faire chier... Le troisi&#232;me temps, celui le plus achev&#233; de la pulsion tiendrait ainsi toujours &#224; un &#171; se faire... &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;J. Lacan, &lt;i&gt;op. cit.&lt;/i&gt;, p. 178.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;A. Didier-Weill, intervention dans le S&#233;minaire de J. Lacan, &lt;i&gt;L'insu que sait de l'une b&#233;vue s'aile &#224; mourre (1976-77), Livre XXIV&lt;/i&gt;, s&#233;ance du 21 d&#233;cembre 1976, &#233;dition priv&#233;e de l'ALI.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;De ce fait, pas plus qu'il n'y a d'intersubjectivit&#233; selon Lacan, il n'y aurait de dialogue possible.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;J. Lacan, &lt;i&gt;&#201;crits&lt;/i&gt;, Paris, Seuil, 1966, p. 684.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;J. Lacan,&lt;i&gt; Le S&#233;minaire. Livre X &#8211; L'Angoisse&lt;/i&gt;, 22 mai 1963, Paris, Seuil, 2004, p. 171-202.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cf. le livre r&#233;cent de B. Bass, &lt;i&gt;La voix d&#233;li&#233;e&lt;/i&gt;, Paris, Hermann, 2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Leibniz n'a pas directement &#233;crit sur la musique ; se rapporter aux citations et d&#233;veloppements int&#233;ressants de Bernard Bass dans &lt;i&gt;La voix d&#233;li&#233;e, op. cit.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;J.- M. Vives, &#171; Le silence des Sir&#232;nes. Une approche kafka&#239;enne de la voix comme objet a &#187;, &lt;i&gt;Figures de la Psychanalyse&lt;/i&gt;, 16, Toulouse, Eres, 2008, p. 93-102.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;J.-M. Vives, &lt;i&gt;op. cit.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;B. Bass, &lt;i&gt;La voix d&#233;li&#233;e, op. cit.&lt;/i&gt;, p. 17.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Mamanais&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;motherese&lt;/i&gt; (en anglais). Le &lt;i&gt;motherese &lt;/i&gt; se caract&#233;rise comme les modulations de la prosodie et de la voix maternelle pr&#233;sentes dans le langage sp&#233;cifiquement destin&#233; au b&#233;b&#233;, &#224; son enfant en p&#233;riode d'acquisition langagi&#232;re (&lt;i&gt;Dictionnaire d'Orthophonie&lt;/i&gt;, 2004). Les caract&#233;ristiques de ce parler maternel au b&#233;b&#233; ont fait l'objet de nombreux travaux r&#233;cents des psycholinguistes et ont &#233;t&#233; repris par exemple par M.C. Laznik concernant l'analyse de la voix maternelle &#224; des b&#233;b&#233;s devenus autistes (M.C. Laznik, S. Maestro, F. Muratori, E. Parlato, &#171; Les interactions sonores entre les b&#233;b&#233;s devenus autistes et leurs parents &#187; &lt;i&gt;in &lt;/i&gt; M.F. Castarede, G. Konopczynski, &lt;i&gt;Au commencement &#233;tait la voix&lt;/i&gt;, Paris, Er&#232;s, 2005, p. 171-181.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;T. Reik, &lt;i&gt;Le Rituel. Psychanalyse des rites religieux&lt;/i&gt;, Paris, Deno&#235;l, 1974.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;M. Gratier &amp; C. Trevarthen, &#171; Rythme, &#233;motion et pr&#233;-sentiment dans les interactions de deux b&#233;b&#233;s en voie d'autisme &#187; &lt;i&gt;in &lt;/i&gt; M. Dugnat (&#233;d.), &lt;i&gt;&#201;motions (autour) du b&#233;b&#233;&lt;/i&gt;, Paris, Er&#232;s, 2006.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
