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		<title>Rythme et rime de l'alexandrin classique &#8211; &#201;tude empirique des 80 000 vers du th&#233;&#226;tre de Corneille et Racine
</title>
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		<dc:date>2010-07-21T17:12:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Val&#233;rie Baudouin
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&lt;p&gt;Th&#232;se de doctorat de l'EHESS, Sciences du Langage, sous la direction de M. Jacques Roubaud, soutenue 24 janvier 2000. Jury : Bernard Cerquiglini, Sophie Fisher, Beno&#238;t Habert, Pierre Lusson, Fran&#231;ois Rastier. R&#233;sum&#233; Ce m&#233;moire pr&#233;sente une approche empirique du rythme et de la rime du vers alexandrin classique. Un outil d'analyse syst&#233;matique du vers, le m&#233;trom&#232;tre, a &#233;t&#233; mis au point avec F. Yvon. Il transcrit le vers dans l'alphabet phon&#233;tique, le d&#233;coupe selon les positions ou (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.rhuthmos.eu/spip.php?rubrique28" rel="directory"&gt;Po&#233;tique et &#201;tudes litt&#233;raires &#8211; GALERIE &#8211; Nouvel article
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Th&#232;se de doctorat de l'EHESS, Sciences du Langage, sous la direction de M. Jacques Roubaud, soutenue 24 janvier 2000. Jury : Bernard Cerquiglini, Sophie Fisher, Beno&#238;t Habert, Pierre Lusson, Fran&#231;ois Rastier.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;CENTER&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/CENTER&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Ce m&#233;moire pr&#233;sente une approche empirique du rythme et de la rime du vers alexandrin classique. Un outil d'analyse syst&#233;matique du vers, le m&#233;trom&#232;tre, a &#233;t&#233; mis au point avec F. Yvon. Il transcrit le vers dans l'alphabet phon&#233;tique, le d&#233;coupe selon les positions ou syllabes m&#233;triques, en respectant les r&#232;gles de la versification (di&#233;r&#232;se/syn&#233;r&#232;se, d&#233;compte du e muet et liaison) ; finalement, il attribue &#224; chacune des positions un certain nombre de marquages ou &#233;tiquettes d'ordre exclusivement linguistique : syllabe et noyau vocalique de la position, cat&#233;gorie morpho-syntaxique, situation dans le mot et pr&#233;sence d'une marque accentuelle sur la position. L'outil repose sur un analyseur syntaxique, Sylex, d&#233;velopp&#233; par P. Constant et un phon&#233;tiseur d&#233;velopp&#233; par F. Yvon, qui ont &#233;t&#233; adapt&#233;s aux particularit&#233;s du vers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Le m&#233;trom&#232;tre a &#233;t&#233; utilis&#233; pour analyser les 80 000 vers des &#339;uvres th&#233;&#226;trales compl&#232;tes de Corneille et Racine. Il en r&#233;sulte que la structure rythmique du vers est bel et bien le r&#233;sultat d'un agencement sp&#233;cifique des &#233;l&#233;ments de la langue (il n'y a pas &#171; d'accent de vers &#187;, mais des marquages de langue qui viennent s'inscrire en des positions particuli&#232;res du vers). Des corr&#233;lations apparaissent de mani&#232;re syst&#233;matique entre les positions m&#233;triques et les marquages linguistiques. Nous montrons que tous les marquages, qui rel&#232;vent de composantes de la languea priori ind&#233;pendantes, contribuent chacun &#224; leur mani&#232;re &#224; caract&#233;riser la forme rythmique de chaque h&#233;mistiche. Cette forme existe par l'allure sym&#233;trique que prend la r&#233;partition des marquages sur les deux h&#233;mistiches, et par le contraste fort qui s'&#233;tablit entre la derni&#232;re position de chaque h&#233;mistiche et ses positions adjacentes. La fin d'h&#233;mistiche est, en effet, tr&#232;s fortement marqu&#233;e par rapport au d&#233;but de l'h&#233;mistiche suivant et cette saillance est renforc&#233;e par le faible marquage de l'avant-derni&#232;re position. Les corr&#233;lations entre ces niveaux a priori ind&#233;pendants semblent &#234;tre constitutives du rythme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
L'unit&#233; rythmique semble donc &#234;tre l'h&#233;mistiche. L'unit&#233; du vers est cependant assur&#233;e par tout le syst&#232;me de r&#232;gles phon&#233;tiques qui s'applique &#224; la c&#233;sure, lieu de jonction entre h&#233;mistiches, par la structure rythmique plus r&#233;guli&#232;re du second h&#233;mistiche au regard du premier et bien entendu par la rime. L'alexandrin est bien un &#171; segment m&#233;trique, concat&#233;nation de deux segments m&#233;triques &#233;quivalents &#187;, comme l'&#233;crit J. Roubaud dans La Vieillesse d'Alexandre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Parall&#232;lement, l'examen syst&#233;matique de la rime chez Corneille et Racine a permis de montrer l'existence de r&#233;gularit&#233;s, non attest&#233;es dans les trait&#233;s de m&#233;trique (la voyelle [e], par exemple, a toujours besoin d'une consonne d'appui) et de proposer, sur des bases empiriques, une d&#233;finition contextuelle des concepts de rime riche, suffisante ou pauvre, qui d&#233;pendent du type de terminaison examin&#233;. Les classes de mots rimant ensemble et les terminaisons graphico-phon&#233;tiques qui subsument ces classes (&#171; rim&#232;mes &#187;) sont syst&#233;matiquement d&#233;crites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Enfin, nous avons tent&#233; de montrer en quoi la structure rythmique et rimique des vers pouvait contribuer &#224; enrichir l'analyse stylistique : nous avons ainsi mis &#224; jour des corr&#233;lations entre des univers de discours et des rythmes sp&#233;cifiques. Ainsi, dans la trag&#233;die classique, la th&#233;matique de l'amour, associ&#233;e &#224; la confrontation des personnages sur sc&#232;ne et au dialogue, s'accorde avec un vers assez d&#233;brid&#233;, tandis que celle de la mort, qui s'exprime souvent dans le r&#233;cit, privil&#233;gie un rythme plus r&#233;gulier et emphatique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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