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		<title>Jean-Claude SCHMITT, Les rythmes au Moyen &#194;ge
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		<dc:creator>Beno&#238;t Gr&#233;vin
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&lt;p&gt;Ce texte a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; publi&#233; sur La plateforme de publication de la fondation Max Weber. J.-Cl. Schmitt, Les rythmes au Moyen &#194;ge, Paris, Gallimard, 2016, 718 p. Le livre de Jean-Claude Schmitt sur les rythmes au Moyen &#194;ge est une somme, qu'il importe de lire et de discuter. Fruit d'un travail de longue haleine, il r&#233;sume &#224; certains &#233;gards une vie enti&#232;re de recherche, plac&#233;e sous le signe d'une lecture anthropologique du monde m&#233;di&#233;val, &#224; la crois&#233;e de la r&#233;flexion sur le texte et sur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.rhuthmos.eu/local/cache-vignettes/L117xH150/arton2031-c53ff.jpg?1722086785' class='spip_logo spip_logo_right' width='117' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ce texte a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; publi&#233; sur &lt;a href=&#034;http://www.perspectivia.net/publikationen/francia/francia-recensio/2017-2/ma/schmitt_grevin&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La plateforme de publication de la fondation Max Weber&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
J.-Cl. Schmitt, &lt;i&gt;Les rythmes au Moyen &#194;ge,&lt;/i&gt; Paris, Gallimard, 2016, 718 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Le livre de Jean-Claude Schmitt sur les rythmes au Moyen &#194;ge est une somme, qu'il importe de lire et de discuter. Fruit d'un travail de longue haleine, il r&#233;sume &#224; certains &#233;gards une vie enti&#232;re de recherche, plac&#233;e sous le signe d'une lecture anthropologique du monde m&#233;di&#233;val, &#224; la crois&#233;e de la r&#233;flexion sur le texte et sur l'image, laquelle abonde ici, faisant de ce volume un manuel d'interpr&#233;tation de l'iconographie m&#233;di&#233;vale et une &#339;uvre d'art autant qu'un essai historique. Par la profondeur de son propos, l'essai de J.-C. Schmitt se place toutefois bien au-del&#224; du &#171; beau livre &#187;. D&#232;s le prologue et le d&#233;but de la premi&#232;re partie, avec son &#233;l&#233;gante histoire de la notion moderne de rythme et de son d&#233;gagement progressif en sociologie, en histoire de l'art et en anthropologie, le ton est donn&#233;. Il s'agira de se placer dans la lign&#233;e de la grande anthropologie du rythme, envisag&#233; comme instrument de r&#233;flexion totalisant sur la soci&#233;t&#233;, en action comme en repr&#233;sentation, pour interroger ce que pouvaient &#234;tre les diff&#233;rents rythmes du Moyen &#194;ge, avec une claire conscience des limites choisies. C'est en effet la conscience du rythme et ses cultures qui sont ici envisag&#233;es &#224; travers diff&#233;rentes manifestations religieuses textuelles, musicales, langagi&#232;res, artistiques, dans une volont&#233; privil&#233;giant l'&#233;laboration rituelle des rythmes &#8211; largement, quoique non uniquement, centr&#233;e autour de la domination du temps et de la soci&#233;t&#233; par l'&#201;glise &#8211; sur ce qu'une autre &#233;poque aurait appel&#233; les rythmes &#171; objectifs &#187; de croissance &#233;conomique ou mat&#233;rielle de l'Occident. Jean-Claude Schmitt s'explique sur ces choix, tout en soulignant l'arc temporel immense &#8211; les dix si&#232;cles du Moyen &#194;ge classique &#8211; de l'essai, encore que le d&#233;compte des propos et des exemples fasse plut&#244;t pencher la balance en faveur du Moyen &#194;ge central et tardif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Le livre est construit selon une architecture &#224; la fois savante et esth&#233;tisante, en six chapitres calquant les six jours de la cr&#233;ation, qui forment une sorte de carole. La premi&#232;re journ&#233;e (&#171; Des rythmes modernes au &#8220;rhythmus&#8221; m&#233;di&#233;val &#187;, p. 29&#8211;156), pose la question des fondements m&#233;di&#233;vaux de la notion de rythme, en partant des d&#233;finitions du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;&#8211;XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle pour tenter de retrouver dans le noyau du &lt;i&gt;rhythmus&lt;/i&gt;, de la &lt;i&gt;mensuraet &lt;/i&gt; et du &lt;i&gt;numerus &lt;/i&gt; les aspects les plus imm&#233;diatement saillants de la pens&#233;e du rythme m&#233;di&#233;val, autour des rythmes po&#233;tiques et prosa&#239;ques, et de la naissance de la mensuration musicale. La seconde journ&#233;e (&#171; Les rythmes du corps et du monde &#187;, p. 161&#8211;249) repart de la musique pour interroger les rythmes du corps, dans la marche et la danse, dans le geste des mains qui &#233;crivent et de la voix qui r&#233;cite, avant de s'&#233;largir en explorant les rythmes du microcosme humain li&#233; au macrocosme, et ses traductions m&#233;dicales. La troisi&#232;me journ&#233;e (&#171; Les rythmes du temps : scander l'ann&#233;e, sonner les heures &#187;, p. 253&#8211;357) explore le probl&#232;me des rythmes annuels et du comput, sous ses diff&#233;rentes formes monastiques et la&#239;ques, autour de la question des calendriers, et des heures liturgiques. La quatri&#232;me journ&#233;e (&#171; Rythmes d'espace : lieux et parcours &#187;, p. 361&#8211;470) envisage les constructions de l'espace cr&#233;&#233;es par les processions imaginaires ou r&#233;elles, et les p&#232;lerinages, religieux ou politiques (circumambulations partiellement ritualis&#233;es de souverains &#224; travers leurs territoires). La cinqui&#232;me journ&#233;e (&#171; Les rythmes narratifs : histoire et m&#233;moire &#187;, p. 475&#8211;550) s'attaque &#224; la construction du r&#233;cit historique, &#224; travers la rythmisation de l'histoire op&#233;r&#233;e par le double jeu du r&#233;cit et des illustrations, souvent diagrammatiques. Enfin, la sixi&#232;me journ&#233;e (&#171; Changement de rythmes &#187;, p. 555&#8211;680) retrouve diff&#233;rents moments de changement de rythme suppos&#233; ou av&#233;r&#233; des soci&#233;t&#233;s m&#233;di&#233;vales, &#224; travers les innovations, l'individuation et l'arythmie. On d&#233;bouche sur un &#233;pilogue correspondant au septi&#232;me jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Cette construction savante et hautaine n'est pourtant pas artificielle. Le choix de n'inclure qu'&#224; la marge des r&#233;flexions sur les rythmes &#233;conomiques et politiques mentionn&#233;s plus haut oriente certes l'ouvrage, tout en &#233;tant la ran&#231;on de sa tenue anthropologique. Il s'agit plus ici d'anthropologie historique que d'histoire anthropologis&#233;e, m&#234;me si l'historien sensible aux &#233;volutions trouvera une riche p&#226;ture dans ces pages. La question de la signification et des prolongements &#233;ventuels de cet essai me para&#238;t se r&#233;sumer en deux points. D'une part, par rapport &#224; de pr&#233;c&#233;dentes r&#233;flexions, l'essai pr&#233;sente la grande qualit&#233; d'avancer consid&#233;rablement dans la voie d'une anthropologie historique interdisciplinaire qui tente d'inclure &#224; part &#233;gale des r&#233;flexions d'histoire des sciences, de l'&#201;glise, des textes, de l'art.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Le sp&#233;cialiste des domaines pr&#233;cis pourra certes occasionnellement trouver &#224; redire, non pas tant pour la s&#251;ret&#233; des informations abord&#233;es, qui est grande, que parce qu'il aura parfois l'intuition qu'une liaison plus forte entre les diff&#233;rents types de rythme envisag&#233;s aurait pu &#234;tre construite sur certains points. Malgr&#233; l'excellence des d&#233;veloppements sur les notions m&#233;di&#233;vales de rythme, on regrette ainsi que des d&#233;finitions m&#233;di&#233;vales classiques de &lt;i&gt;rhythmus&lt;/i&gt; et de &lt;i&gt;mensura&lt;/i&gt; d&#233;sormais ais&#233;ment accessibles n'aient pas &#233;t&#233; exploit&#233;es. La d&#233;finition &#224; tiroirs des &#171; Derivationes &#187; d'Uguccione de Pise, le dictionnaire le plus fameux du bas Moyen &#194;ge, donne ainsi (Cecchini 2004, p. 1025) une vision surprenante de la conceptualisation m&#233;di&#233;vale consciente de l'alliance entre rite &lt;i&gt;(ritus)&lt;/i&gt;, rythme, nombre, vertu et arithm&#233;tique, le tout plac&#233; sous l'enseigne de la rationalit&#233;, qui prouve que la proximit&#233; rythme/rite &#233;tait fortement conceptualis&#233;e par les clercs au XII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. De m&#234;me, le sp&#233;cialiste ne se plaindra certes pas de l'&#233;vocation des proses rythm&#233;es, mais notera qu'on n'a pas &#233;t&#233; jusqu'&#224; rechercher l'existence de textes des auteurs m&#233;di&#233;vaux notant les effets affectifs suppos&#233;s de ces rythmes. Sur certains points, les textes sugg&#232;rent la possibilit&#233; d'une liaison entre le rythme conscient m&#233;di&#233;val (de la po&#233;sie m&#233;trique ou rythmique, de la &lt;i&gt;musica mensurabilis&lt;/i&gt;) et les diff&#233;rents types de rythme anthropologique explor&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Quid par exemple des po&#232;mes mn&#233;motechniques condensant les calendriers ou, dans une autre optique, la Bible ? Contrairement &#224; ce qu'une certaine doxa litt&#233;raro-anthropologique (discut&#233;e dans l'essai) ass&#232;ne parfois, le m&#232;tre n'est anthropologiquement jamais mort, m&#234;me quand il est scolaire, le rythme devant &#234;tre monotonie autant qu'originalit&#233;, et cette monotonie ayant une fonction sociale. Suggestions de prolongement toutefois, plut&#244;t que critiques, car se plaindre que tout n'est pas dit dans cette somme serait d&#233;plac&#233; : le champ &#233;norme de la mati&#232;re invoqu&#233;e excluait l'exhaustivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Plus g&#233;n&#233;ralement, et c'est le second point, ces possibilit&#233;s de cha&#238;ner encore plus fortement les diff&#233;rentes scansions de l'essai en injectant du &#171; rythme m&#233;di&#233;val conscient &#187; dans le corps social tout entier gr&#226;ce &#224; diff&#233;rents textes rythm&#233;s posent la question de la nature du travail effectu&#233;. Jean-Claude Schmitt jette en effet un pont entre les notions m&#233;di&#233;vales de rythme et l'analyse d'un rythme des soci&#233;t&#233;s m&#233;di&#233;vales postul&#233; &#224; l'aune de la pens&#233;e du rythme anthropologique d&#233;velopp&#233;e principalement au XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Dans cette mesure, cet essai s'inscrit dans le sillage des questionnements prestigieux pos&#233;s, par exemple, par un Erwin Panofsky dans &#171; Pens&#233;e gothique et architecture scolastique &#187;. Y a-t-il un risque de surjouer la coh&#233;rence rythmique d'une soci&#233;t&#233;, en lui inventant une armature rythmique globale parce que l'on souhaite pr&#233;cis&#233;ment y trouver un ensemble de rythmes concordants, l&#224; o&#249; la multiplicit&#233; des espace-temps envisag&#233;s pourrait faire plut&#244;t postuler un ensemble, souvent discordants, de rythmes ? La perspective choisie ici par Jean-Claude Schmitt lui permet sans doute de tamiser la violence de cette question, car c'est en d&#233;finitive, peut-&#234;tre autant, voire plus du rythme r&#234;v&#233; par l'homme m&#233;di&#233;val, que du rythme v&#233;ritable de ce dernier, qu'il parle. Mais f&#251;t-il autant r&#234;v&#233; que v&#233;cu, le sujet reste suffisamment vaste pour justifier le temps investi dans l'&#233;criture de cette superbe somme, et celui que tout m&#233;di&#233;viste devrait lui consacrer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>De l'ornementation &#224; l'automatisme. Cursus rythmique et &#233;criture semi-formulaire (XIIe-XIVe s.)
</title>
		<link>https://www.rhuthmos.eu/spip.php?article936</link>
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		<dc:date>2013-07-01T06:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Beno&#238;t Gr&#233;vin
</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; Rythmes et Croyances au Moyen-&#194;ge &#187; Journ&#233;e d'&#233;tudes organis&#233;e par Marie Formarier et Jean-Claude Schmitt 23 juin 2012 &#8211; Paris Pr&#233;sentation : Cette journ&#233;e d'&#233;tudes a eu pour objectif de faire dialoguer les diverses disciplines concern&#233;es par le rapport entre rythmes et croyances au Moyen-&#194;ge. Elle a accueilli des historiens, des anthropologues, des sociologues, des philologues et des linguistes. Pr&#233;sents dans la langue latine et les langues vernaculaires, dans la rh&#233;torique du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.rhuthmos.eu/spip.php?rubrique21" rel="directory"&gt;Histoire
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.rhuthmos.eu/local/cache-vignettes/L106xH150/arton936-2071d.jpg?1722086785' class='spip_logo spip_logo_right' width='106' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;CENTER&gt;&lt;strong&gt;&#171; Rythmes et Croyances au Moyen-&#194;ge &#187;&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;Journ&#233;e d'&#233;tudes organis&#233;e par Marie Formarier et Jean-Claude Schmitt&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;23 juin 2012 &#8211; Paris&lt;/p&gt;
&lt;/CENTER&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
&lt;strong&gt;Pr&#233;sentation : &lt;/strong&gt; Cette journ&#233;e d'&#233;tudes a eu pour objectif de faire dialoguer les diverses disciplines concern&#233;es par le rapport entre rythmes et croyances au Moyen-&#194;ge. Elle a accueilli des historiens, des anthropologues, des sociologues, des philologues et des linguistes. Pr&#233;sents dans la langue latine et les langues vernaculaires, dans la rh&#233;torique du sermon, la pri&#232;re et le chant, dans les attitudes et les gestes, dans les rues et les &#233;glises, les rythmes sont partout au Moyen-&#194;ge : comme aujourd'hui, sans doute, mais suivant des modalit&#233;s probablement diff&#233;rentes, propres &#224; la soci&#233;t&#233; m&#233;di&#233;vale. Qu'ils soient naturels ou acquis au terme d'un apprentissage, les rythmes ponctuent l'espace-temps m&#233;di&#233;val ; les &#233;tudier, c'est apporter un nouvel &#233;clairage sur les repr&#233;sentations sociales des rapports entre croyances et savoirs, entre savoirs profanes et savoirs religieux, entre science et spiritualit&#233;. Plus sp&#233;cifiquement, en quoi les rythmes font-il partie, au Moyen-&#194;ge, des techniques du &#171; faire-croire &#187; ? Dans ce cadre, quelles sont les modalit&#233;s de leur transmission, de leur production de leur diffusion et de leur circulation ? En quoi ces modalit&#233;s sont-elles infl&#233;chies par les mutations politiques, sociales, culturelles et linguistiques que conna&#238;t le Moyen-&#194;ge ? En quoi sont-elles impr&#233;gn&#233;es de l'h&#233;ritage antique ? Les rythmes sont-ils toujours du c&#244;t&#233; des ceux qui savent &#171; faire croire &#187; ? Il nous faut pr&#233;ciser les contours du concept m&#234;me de rythme : peut-on envisager une d&#233;finition commune &#224; toutes les &#233;poques historiques, la n&#244;tre comprise ? Ou une d&#233;finition qui vaille pour tous les champs envisag&#233;s ? Quelle place et quelle fonction attribuer &#224; d'autres concepts li&#233;s (et pourtant bien distincts), comme la mesure, la r&#233;gularit&#233;, la p&#233;riodicit&#233;, la lin&#233;arit&#233;, la r&#233;p&#233;tition ? Peut-on simplement appr&#233;hender les rythmes m&#233;di&#233;vaux comme une &#171; mani&#232;re de fluer &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-5963 &#034; data-id=&#034;4f97675e329083fef836b8347d5652d6&#034; src=&#034;IMG/mp3/5_grevin.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;,&#034;duration&#034;:1817}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
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&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
14h00-14h30 : &lt;strong&gt;B. Gr&#233;vin (CNRS / Universit&#233; Paris-Sorbonne I) : &#171; De l'ornementation &#224; l'automatisme. Cursus rythmique et &#233;criture semi-formulaire (XII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;-XIV&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; s.) &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt; &lt;strong&gt;R&#233;sum&#233; :&lt;/strong&gt; L'utilisation intensive du cursus rythmique comme ornementation de la prose latine a &#233;t&#233; rapidement associ&#233;e &#224; l'expansion de l'ensemble de techniques d'&#233;criture (et de l'id&#233;ologie rh&#233;torique) connues au XII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;-XIV&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle sous le nom d'&lt;i&gt;ars dictaminis&lt;/i&gt;. &#192; partir de la fin du XII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, les commentaires des trait&#233;s soulignent &#224; quel point cette rythmisation des proses solennelles du pouvoir et du droit &#233;taient devenue un aspect incontournable de la r&#233;flexion sur la communication politique et juridique. La standardisation progressive de ces proc&#233;d&#233;s semble avoir abouti au XIII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle &#224; des cons&#233;quences inattendues, et qui sont encore loin d'avoir &#233;t&#233; explor&#233;es dans tous leurs aspects : la r&#233;currence d'un nombre r&#233;duit de sch&#232;mes d'ornementations rythmiques, associ&#233;s &#224; la m&#233;morisation de vocables accentuellement et s&#233;mantiquement interchangeables, aurait favoris&#233; chez les &lt;i&gt;dictatores&lt;/i&gt;, r&#233;dacteurs de ces proses rythm&#233;es, l'apparition de proc&#233;d&#233;s d'&#233;critures semi-formulaires, conjuguant les caract&#233;ristiques et les potentialit&#233;s de la prose et des &#233;critures formulaires po&#233;tiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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