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		<title>Rhuthmos</title>
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		<title>Fabienne POMEL (dir.), Cloches et horloges dans les textes m&#233;di&#233;vaux
</title>
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		<dc:date>2025-07-27T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Agata Sobczyk
</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ce compte rendu a d&#233;j&#224; paru dans la revue Perspectives m&#233;di&#233;vales, 35 | 2014. F. Pomel (dir.), Cloches et horloges dans les textes m&#233;di&#233;vaux, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2012. Le recueil fait suite &#224; trois autres, consacr&#233;s &#224; des objets que l'on peut consid&#233;rer comme embl&#233;matiques pour un certain nombre de textes m&#233;di&#233;vaux, tous parus sous la direction de Fabienne Pomel aux Presses Universitaires de Rennes : Miroirs et jeux de miroirs dans la litt&#233;rature m&#233;di&#233;vale, 2003 (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.rhuthmos.eu/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;Recensions
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.rhuthmos.eu/local/cache-vignettes/L112xH150/arton1131-17db2.jpg?1753593202' class='spip_logo spip_logo_right' width='112' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ce compte rendu a d&#233;j&#224; paru dans la revue&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;http://peme.revues.org/5108&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Perspectives m&#233;di&#233;vales&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;35 | 2014.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
F. Pomel (dir.), &lt;i&gt;Cloches et horloges dans les textes m&#233;di&#233;vaux&lt;/i&gt;, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
&lt;BR/&gt;
Le recueil fait suite &#224; trois autres, consacr&#233;s &#224; des objets que l'on peut consid&#233;rer comme embl&#233;matiques pour un certain nombre de textes m&#233;di&#233;vaux, tous parus sous la direction de Fabienne Pomel aux Presses Universitaires de Rennes : &lt;i&gt;Miroirs et jeux de miroirs dans la litt&#233;rature m&#233;di&#233;vale&lt;/i&gt;, 2003 ; &lt;i&gt;Les clefs des textes m&#233;di&#233;vaux : pouvoir, savoir et interpr&#233;tation&lt;/i&gt;, 2006 et &lt;i&gt;Cornes et plumes dans la litt&#233;rature m&#233;di&#233;vale. Attributs, signes et embl&#232;mes&lt;/i&gt;, 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Le sous-titre &#171; Mesurer et ma&#238;triser le temps &#187; est un peu trompeur : la th&#233;matique des &#233;tudes r&#233;unies dans le recueil d&#233;passe les questions temporelles, ce qui se refl&#232;te dans la division en sections, un peu compliqu&#233;e. L'ouvrage se compose de deux parties : &#171; Les cloches : anthropologie et s&#233;miotique &#187; et &#171; Perception, mesure et ma&#238;trise du temps &#187;. La premi&#232;re partie se subdivise en &#171; Embl&#232;mes et fonctions des cloches &#187; (p. 35-106) et &#171; Usages des cloches : rites, magie et merveilleux &#187; (p. 107-158), et la deuxi&#232;me en &#171; La perception du temps au quotidien &#187; (p. 159-184), &#171; Les cloches dans la gen&#232;se du temps romanesque &#187; (p. 185-217), &#171; Horloges et m&#233;caniques romanesques &#187; (p. 219-257) et &#171; Horloges all&#233;goriques &#187; (p. 259-301).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Ainsi, les articles rendent compte aussi bien des usages (multiples) associ&#233;s aux instruments de la mesure du temps que de leur riche symbolique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Bien &#233;videmment, les cloches sont dans le recueil beaucoup plus repr&#233;sent&#233;es que les horloges : huit articles sont consacr&#233;s aux cloches, trois aux horloges et deux aux deux objets. En effet, dans la litt&#233;rature m&#233;di&#233;vale, les horloges se rencontrent rarement, pendant que cloches et clochettes sont omnipr&#233;sentes, mais souvent discr&#232;tes au point qu'elles risquent de passer inaper&#231;ues. D'o&#249;, entre autres, l'int&#233;r&#234;t de l'ouvrage : il permet de saisir l'importance des motifs que l'on aurait tendance &#224; sous-estimer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Le livre s'ouvre par l'article &#233;rudit de Fabienne Pomel intitul&#233; &#171; Pour une approche litt&#233;raire des cloches et horloges m&#233;di&#233;vales : r&#233;flexions m&#233;thodologiques et essai de synth&#232;se &#187; (p. 9-32). L'auteure souligne que ces deux outils de la mesure du temps ont au Moyen &#194;ge des connotations tr&#232;s diff&#233;rentes : la cloche peut avoir des liens &#233;troits avec le merveilleux, l'horloge repr&#233;sente une merveille technique. Les deux occupent une place importante dans la soci&#233;t&#233; et l'imaginaire du Moyen &#194;ge. La diversit&#233; des sons produits par les cloches forme un v&#233;ritable langage&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;On pense &#224; ce que dit Emmanuel Le Roy Ladurie des cloches &#224; Montaillou, qui (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, sans parler de la symbolique ouverte par leur forme et leur mati&#232;re. Quant &#224; l'horloge, son invention inaugure une nouvelle conception du temps, et son m&#233;canisme compliqu&#233; fascine les contemporains. L'int&#233;r&#234;t qu'ont ces deux outils pour l'anthropologie, l'histoire et l'histoire de l'art est incontestable ; les articles r&#233;unis dans le recueil montrent en plus qu'ils peuvent jouer un r&#244;le particulier dans les textes litt&#233;raires : comme le dit Fabienne Pomel, ils &#171; interviennent comme des outils de scansion des r&#233;cits, comme des indicateurs ou signaux qui servent &#224; structurer le texte dans son d&#233;roulement ou son syst&#232;me de personnages ; ces objets servent &#224; l'&#233;laboration m&#233;taphorique, rh&#233;torique, all&#233;gorique ou plus largement po&#233;tique du texte &#187; (p. 18).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
L'article de Jean-Marie Fritz sur les &#171; Clochettes des parures et des montures : de la redondance &#224; la &lt;i&gt;senefiance &lt;/i&gt; &#187; (p. 37-54) montre que dans les textes litt&#233;raires, celles-ci sont avant tout signe d'alt&#233;rit&#233;, qui peut d'ailleurs &#234;tre marqu&#233;e soit positivement, soit n&#233;gativement : elles ornent les v&#234;tements et les montures des Sarrasins, des femmes, mais aussi des hommes d'&#201;glise. Associ&#233;es au merveilleux et &#224; la mort, elles deviennent chez Gerson image de l'harmonie du monde. Le tintement d'une clochette est donc un signe tr&#232;s souple qui, sous sa futilit&#233; apparente, cache des significations graves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Esther Dehoux dans &#171; en attendant la fin des temps. La sainte, le martyr, l'archange et le dragon sur les cloches m&#233;di&#233;vales de France &#187; (p. 55-77) analyse l'iconographie et l'&#233;pigraphie des cloches dans un double contexte : celui de la mesure du temps et celui du pouvoir magique des cloches, qui ont la capacit&#233; de chasser les orages. La formule &#171; &lt;i&gt;Vox Domini &lt;/i&gt; &#187; t&#233;moigne de l'assimilation entre le son de l'instrument et la voix de Dieu appelant &#224; la pri&#232;re ; les expressions qui ont trait au Christ visent &#224; rappeler que la ma&#238;trise du temps appartient &#224; Dieu, ainsi qu'&#224; montrer J&#233;sus vainqueur de la mort ; la Vierge est &#233;voqu&#233;e dans son r&#244;le de protectrice. Elle le partage avec certains saints : Barbe, Georges, Michel et Agathe, les deux derniers ayant en plus une certaine relation avec la mesure du temps (il est vrai que dans le cas de sainte Agathe l'argumentation n'est pas vraiment convaincante puisqu'elle ne base que sur un seul texte). De cette fa&#231;on, les cloches deviennent des instruments d'une lutte des autorit&#233;s eccl&#233;siastiques contre la sorcellerie et l'astrologie, deux moyens illicites de ma&#238;triser les &#233;l&#233;ments et le temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
L'article de Remy Cordonnier est consacr&#233; &#224; &#171; L'iconographie du coq &#224; la cloche &#187; (p. 79-106), motif que l'auteur a trouv&#233; dans les enluminures de trois manuscrits. Le sens de cette image assez insolite s'&#233;lucide lorsqu'on se souvient de la conviction que pour pouvoir saluer l'arriv&#233;e de l'aube par son chant, le coq devait &#234;tre capable de savoir compter les heures du jour, et de son association avec la vigilance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Dans &#171; Cloches et clochettes : lexique, croyances et magie &#187; (p. 107-126) Claude Lecouteux &#233;tudie les croyances associ&#233;es aux cloches. Leur pouvoir magique est all&#233;gu&#233; par les soci&#233;t&#233;s pr&#233;chr&#233;tiennes au processus de la fonderie m&#234;me. Au Moyen &#194;ge, les cloches sont baptis&#233;es (ce qui participe de leur personnification), gr&#226;ce &#224; quoi la magie chr&#233;tienne est substitu&#233;e &#224; la pa&#239;enne, et plusieurs r&#233;cits pittoresques mettent en garde contre les manigances diaboliques qui menacent les cloches non baptis&#233;es. Les &#233;pigrammes qui les ornent m&#233;langent les &#233;l&#233;ments pa&#239;ens et chr&#233;tiens : on y trouve aussi bien des formules magiques que des fragments de pri&#232;res. Mais le motif le plus frappant est l'alphabet, pr&#233;sent sous diff&#233;rentes formes (en entier, en partie, on ordre ou en d&#233;sordre, avec les lettres la t&#234;te en bas ou repr&#233;sent&#233;es comme dans un miroir). L&#224; encore, le sens de ces &#233;pigrammes est magique, &#171; en ce sens que les lettres contiennent tous les noms de toutes les divinit&#233;s &#187; (p. 121) ; en plus, dans certains cas les lettres peuvent constituer des initiales des formules magiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Karin Ueltschi s'int&#233;resse aux clochettes associ&#233;es au carnaval (&#171; Clochettes, &lt;i&gt;sonnestes&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;campenelles&lt;/i&gt; : la parure de Carnaval &#187;, p. 127-141). Son analyse montre que &#171; la clochette semble r&#233;solument se positionner du c&#244;t&#233; de la d&#233;rision pour mieux camoufler et peut-&#234;tre signifier &#224; posteriori sa fonction souterraine plus grave &#187; (p. 134) : le tintement des clochettes est associ&#233; dans l'imaginaire europ&#233;en &#224; l'apparition des d&#233;funts ; or, au carnaval, les morts visitent les vivants, et ils sont souvent bruyants. Ainsi, c'est Hellequin avec sa &lt;i&gt;mesnie&lt;/i&gt; qui annonce son arriv&#233;e par ce son.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Les clochettes du carnaval associent la folie, la diablerie, le rire et la mort. Elles ne laissent pas oublier le c&#244;t&#233; sacr&#233; des cloches, auquel la joie du temps renouvel&#233; qu'elles signalent n'est pas &#233;trang&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Karin Ueltschi n'&#233;voque pas la pens&#233;e de Micha&#239;l Bakhtine (peut-&#234;tre parce qu'elle partage l'opinion de ces chercheurs qui la consid&#232;rent comme simplificatrice et d&#233;su&#232;te), mais &#224; plusieurs reprises elle croise ses chemins (les cloches de la Sorbonne vol&#233;es par Gargantua, les clochettes merveilleuses et la cloche chr&#233;tienne dans le &lt;i&gt;Jeu de la Feuill&#233;e&lt;/i&gt;), et il n'est pas exclu que le dialogue avec le penseur russe aurait encore enrichi cette contribution tellement int&#233;ressante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Avec le bel article de Maryl&#232;ne Possama&#239;-P&#233;rez, consacr&#233; aux &#171; Sons de cloches et autres appels surnaturels dans la litt&#233;rature m&#233;di&#233;vale &#187; (p. 143-158), on revient au pouvoir surnaturel des cloches, dans une perspective plus litt&#233;raire qu'ethnologique. Ce pouvoir r&#233;side surtout dans le son : la sonnerie de la cloche, c'est la voix de Dieu et, en tant que telle, elle joue dans plusieurs textes le r&#244;le d'un appel surnaturel, capable d'op&#233;rer la conversion&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Je crois voir un correspondant la&#239;c de ce r&#244;le dans le Songe vert anonyme du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#8722; m&#234;me si le diable peut aussi s'en servir pour induire les hommes en erreur. Pour transmettre un message divin, la cloche peut sonner d'elle-m&#234;me, et il s'agit alors d'un signe important : annonce d'une mort ou indication d'un lieu o&#249; doit reposer un corps saint. Elle est donc une &#171; m&#233;tonymie de l'&#233;glise, b&#226;timent, lieu de messe, puis de l'&#201;glise et de ses commandements, [&#8230;] aussi un avertissement, une alarme pour r&#233;veiller ceux qui dorment &#187; (p. 149-150).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Maria Colombo Timelli analyse &#171; Cloches, horloges et mesures du temps dans les proverbes et locutions en moyen Fran&#231;ais &#187; (p. 163-184). Les premiers sont peu nombreux et les deuxi&#232;mes encore moins ; mais l'enqu&#234;te &#233;largie aux locutions contenant des expressions qui ont trait aux moments de la journ&#233;e, de l'ann&#233;e etc. a permis de relever nombre d'exemples pittoresques significatifs d'une certaine attitude par rapport au temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
L'article de Francis Gingras est consacr&#233; aux cloches dans le contexte de la mesure du temps dans le roman en prose du XIII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle (&#171; Cloches, chevauch&#233;es et temporalit&#233;s narratives : la mesure du temps dans le roman en prose du XIII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle &#187;, p. 187-206). Avant d'en venir aux cloches, parmi lesquelles la plus importante est celle qui dans &lt;i&gt;Perlesvaus&lt;/i&gt; appara&#238;t comme la premi&#232;re dans l'univers arthurien o&#249; les cloches &#233;taient inconnues, l'auteur montre que la dimension temporelle est l'un des facteurs qui diff&#233;rencient les genres : l'analyse minutieuse des formes grammaticales et des expressions temporelles dans les chansons de geste et dans les romans lui permet de distinguer le temps statique, mais reliant le pass&#233; avec le pr&#233;sent des premi&#232;res, de celui qui est plus dynamique, mais o&#249; le pass&#233; est coup&#233; du pr&#233;sent des deuxi&#232;mes. Quant &#224; l'&#233;volution du genre romanesque, Francis Gingras observe sa forte co&#239;ncidence avec la transformation de la mesure du temps dans le monde m&#233;di&#233;val.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Anne Berthelot encha&#238;ne sur l'&#233;pisode de l'intrusion de la cloche dans l'univers arthurien avec &#171; Les cloches dans le &lt;i&gt;Perlesvaus&lt;/i&gt;, ou le Graal &#224; l'origine du temps &#187; (p. 207-217). Les questions temporelles dans &lt;i&gt;Perlesvaus&lt;/i&gt; paraissent &#224; l'auteure tout aussi importantes qu'&#224; Francis Gingras, mais pour d'autres raisons : Anne Berthelot insiste sur les apories que constitue pour le texte la chronologie invraisemblable qui rapproche au maximum les t&#233;moins de la vie du Christ du r&#232;gne du roi Arthur. C'est dans ce contexte qu'elle analyse l'&#233;pisode de la cloche. Le moment o&#249; cet instrument chr&#233;tien remplace cornes, tambours et cr&#233;celles dont le son ponctuait jusqu'alors les moments de la journ&#233;e dans le royaume d'Arthur, marque la soumission de celui-ci &#224; l'&#201;glise. &#192; partir de ce moment-l&#224;, les &#233;l&#233;ments merveilleux s'estompent dans le texte, et le temps qui rythme le r&#233;cit &#171; est celui des messes quotidiennes, et non plus de l'aventure &#187; (p. 17).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Avec l'article de Christine Ferlampin-Acher &#171; &lt;i&gt;Artus de Bretagne&lt;/i&gt; aux XIV&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et XV&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle : du rythme solaire &#224; l'horloge &lt;i&gt;fa&#233;e. &lt;/i&gt;Le temps des clercs et celui des chevaliers &#187; (p. 221-240), on passe des cloches aux horloges, et concr&#232;tement &#224; l'horloge &lt;i&gt;fa&#233;e&lt;/i&gt; dans &lt;i&gt;Artus de Bretagne&lt;/i&gt;, roman en prose de 1320, r&#233;&#233;crit au XV&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. La pr&#233;sence de ce motif surprend d'autant plus que les innovations techniques de la fin du Moyen &#194;ge sont dans les romans en prose &#224; peu pr&#232;s inexistantes. La comparaison de diff&#233;rentes versions du roman montre l'int&#233;r&#234;t croissant pour les questions m&#233;caniques et aboutit &#224; une r&#233;flexion enrichissante. L'horloge est pour l'adaptateur du XV&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle un moyen de renouveler la mati&#232;re arthurienne us&#233;e gr&#226;ce &#224; un &#171; merveilleux technique &#187; (p. 227). Quant aux questions temporelles, on observe une diff&#233;rence notable entre les versions : celle du XIV&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle &#171; reposait sur un temps romanesque, construit et rendu signifiant par l'engagement du h&#233;ros &#187;, pendant que celle du XV&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle &#171; postule l'alt&#233;rit&#233; radicale, irr&#233;conciliable, du temps romanesque et du temps humain, condamnant ainsi le projet qui sous-tend toute &#233;criture romanesque &#187; (p. 229-230). La temporalit&#233; est chaotique, le r&#233;cit progresse par &#224;-coups. En m&#234;me temps, le merveilleux (la cloche &lt;i&gt;fa&#233;e&lt;/i&gt; en t&#234;te) est diabolis&#233;, ce qui est de r&#232;gle &#224; cette &#233;poque, et prend des formes &#233;tonnamment techniques, puisque les enchantements &#171; tiennent &#224; des chevilles : le h&#233;ros &#244;te celles-ci et l'enchantement cesse &#187; (p. 231), et ce geste accompli par le chevalier participe de la modification profonde de la gestuelle h&#233;ro&#239;que. L'image du chevalier n'est plus id&#233;alis&#233;e. &#192; l'&#233;poque o&#249; celui-ci est concurrenc&#233; par le marchand, la chevalerie n'est qu'une &#171; nostalgie litt&#233;raire &#187; (p. 238). Le temps symbolis&#233; par l'horloge &#8211; dont l'enchantement est lev&#233; par le h&#233;ros &#8211; est en opposition avec les valeurs chevaleresques ; en occurrence, il n'est pas celui des marchands, mais des clercs, qui semblent mieux adapt&#233;s &#224; la nouvelle mesure du temps que les chevaliers. &#171; Mais &#224; refuser le temps compt&#233;, le r&#233;cit du XV&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle s'interdit la mesure du temps qui seule peut guider la narration. Le conte en p&#226;tit, qui reste inachev&#233; &#187; (p. 240).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Dans &lt;i&gt;Jehan de Saintr&#233;&lt;/i&gt; d'Antoine de la Sale, l'horloge, &#233;tudi&#233;e par Corinne Denoyelle (&#171; Horloge et ruse dans le roman de &lt;i&gt;Jehan de Saintr&#233; &lt;/i&gt; &#187;, p. 241-257), marque aussi la d&#233;cadence des valeurs traditionnelles. Elle fait partie de nombreux indices qui &#171; d&#233;noncent un monde courtois qui ne fonctionne plus que comme un signe coup&#233; de toute r&#233;alit&#233; &#187; (p. 242). L'auteure montre le clivage interne du texte qui se fonde sur l'opposition des deux syst&#232;mes du signe, symbolique (qui suppose l'ad&#233;quation entre les mots et les choses), et s&#233;miotique (o&#249; le mot et la chose n'ont que la valeur que leur donne le locuteur). Le personnage &#233;ponyme se place du c&#244;t&#233; symbolique, sa dame, du c&#244;t&#233; s&#233;miotique. L'horloge de l'abb&#233; lubrique avec qui celle-ci trompe son amoureux sert &#224; mettre en valeur l'opposition des deux modes de la parole : son propri&#233;taire en d&#233;place les aiguilles pour mieux arriver &#224; ses fins. L'analyse rigoureuse de Corinne Denoyelle montre le roman d'Antoine de la Sale comme un jeu subtil o&#249; l'auteur, tout en affirmant la sup&#233;riorit&#233; du monde symbolique, joue avec les aiguilles comme son abb&#233;, puisque &#171; l'&#233;criture romanesque est s&#233;miotique et cr&#233;e un univers de signes, pure production qui ne renvoie qu'&#224; elle-m&#234;me &#187; (p. 255). M&#234;me si la dimension ironique du roman ne fait pas de doutes, l'&#233;tude fine de Corinne Denoyelle en montre les implications d'une fa&#231;on tr&#232;s convaincante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Mich&#232;le Gally (&#171; Sens et enjeux d'une nouvelle m&#233;taphore : l'&lt;i&gt;Orloge Amoureux&lt;/i&gt; de Froissart &#187;, p. 261-275) se penche sur le m&#234;me instrument dans un texte qui est encore une tentative de renouveler le discours traditionnel, cette fois-ci dans le domaine all&#233;gorique et lyrique. Avec l'&#339;uvre de Froissart, l'horloge enrichit l'imaginaire amoureux traditionnel, domin&#233; par la fontaine, le miroir et l'&#233;chiquier. La m&#233;taphore de l'horloge se trouve particuli&#232;rement adapt&#233;e &#224; la repr&#233;sentation de l'art d'aimer. Son m&#233;canisme, qui repose sur le mouvement et sa r&#233;gulation, correspond parfaitement &#224; ce que doit &#234;tre le vrai amour. Les deux roues principales repr&#233;sentent le d&#233;sir et la temp&#233;rance, elles ne peuvent pas fonctionner s&#233;par&#233;ment et l'amoureux doit &#234;tre soumis aux deux. Froissart op&#232;re ici un glissement par rapport &#224; l'image religieuse et morale de l'horloge, qui ne retient que le principe de r&#233;gulation. Quant au temps, il est, comme l'avait autrefois montr&#233; Michel Zink, un peu oubli&#233; : le rythme r&#233;gulier des roues sugg&#232;re la r&#233;p&#233;tition et la permanence plut&#244;t que l'id&#233;e du temps qui passe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Il est vrai que le m&#233;canisme est mis en marche par l'horloger qui a nom Souvenir. Ce fait est pour Mich&#232;le Gally r&#233;v&#233;lateur de l'inscription du lyrisme dans le pass&#233;, le pr&#233;sent &#233;tant toujours marqu&#233; par l'absence, constatation qui n'est s&#251;rement pas &#233;trang&#232;re &#224; l'esprit de la po&#233;sie de Froissart. &#171; Le discours amoureux ne peut s'inscrire qu'entre le pass&#233; d'un souvenir et le futur d'un espoir &#187; (p. 274) ; les mouvements du m&#233;canisme de l'horloge sont l'image du travail po&#233;tique qui est &#171; &#224; la fois r&#233;p&#233;tition, renouvellement et &lt;i&gt;raison&lt;/i&gt; &#187; (p. 275).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Le recueil se cl&#244;t par l'article de Denis H&#252;e &#171; Cloche et horloge &#224; Rouen, Jaques le Lieur et le puy &#187; (p. 277-301) qui analyse les all&#233;gories de la cloche et de l'horloge dans le milieu rouennais, la premi&#232;re dans la po&#233;sie, la deuxi&#232;me dans l'iconographie. La cloche appara&#238;t dans un po&#232;me de Jacques le Lieur compos&#233; pour le puy de Rouen. Elle fait partie d'un syst&#232;me all&#233;gorique tr&#232;s &#233;labor&#233; qui la d&#233;signe comme all&#233;gorie de la Vierge. L'horloge par contre, surmont&#233;e d'ailleurs par une clochette, se remarque sur un vitrail dans la cath&#233;drale de Rouen (financ&#233; par Jaques le Lieur), o&#249; elle est plac&#233;e sur la t&#234;te de Temp&#233;rance, qui soutient saint Romain dans sa lutte contre une s&#233;ductrice diabolique : on retrouve donc l'horloge &#171; d'avant Froissart &#187; amput&#233;e, tout logiquement, de la roue du mouvement. Cet embl&#232;me ne sert pas qu'&#224; l'identification de la vertu repr&#233;sent&#233;e par l'all&#233;gorie, il invite &#224; la m&#233;ditation de diff&#233;rents aspects de cette vertu ; l'horloge devient ici image de la raison qui r&#233;gule la vie du croyant. Dans cette analyse o&#249; tous les &#233;l&#233;ments, m&#234;me en apparence disparates, s'imbriquent parfaitement, Denis H&#252;e montre la coh&#233;rence profonde des all&#233;gories et la forte relation qu'elles maintenaient avec la r&#233;alit&#233; : la cloche, chef-d'&#339;uvre de la technologie humaine, est une image parfaite de la Vierge, que l'horloge ne saurait pas repr&#233;senter : non seulement celle-ci n'est qu'indicatrice du temps, elle rendrait donc la Vierge passive et ext&#233;rieure &#224; l'&#339;uvre du salut, mais en plus, les horloges de la fin du Moyen &#194;ge pouvaient varier d'un quart d'heure par jour, elles se pr&#234;taient donc peu &#224; &#233;voquer la perfection&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Vu la fantaisie des po&#232;tes palinodiques, il semble que cette rigueur n'&#233;tait (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Malgr&#233; l'unit&#233; th&#233;matique, la diversit&#233; d'approches fait que la lecture du recueil n'est pas du tout lassante. De l'&#233;tude des &lt;i&gt;realia&lt;/i&gt; &#224; l'analyse de la construction des textes, les articles confirment que pour les &#233;tudes m&#233;di&#233;vales, l'id&#233;e de centrer la r&#233;flexion critique sur un objet significatif est tr&#232;s stimulante. Cette approche d&#233;voile ce dernier temps toute la richesse de son potentiel&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Outre les trois recueils cit&#233;s dirig&#233;s par Fabienne Pomel, on pense &#224; De (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Elle permet d'&#233;lucider certaines questions &#233;pineuses ponctuelles, mais aussi de saisir la sp&#233;cificit&#233; des genres (et si l'objet en question n'est l&#224; qu'un pr&#233;texte, ce n'est pas bien grave) et de comprendre le contexte culturel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Le recueil poss&#232;de certains d&#233;savantages de ce type d'ouvrages : il regroupe des &#233;tudes isol&#233;es, qui n'entrent pas en dialogue. D'une analyse &#224; l'autre, on ne voit pas la progression, d'autant plus que plusieurs r&#233;p&#233;titions donnent une impression tout &#224; fait fausse que la mati&#232;re est malgr&#233; tout pauvre, et le cas int&#233;ressant des articles de Francis Gingras et d'Anne Berthelot, qui posent au m&#234;me &#233;pisode des questions diff&#233;rentes en se servant d'une m&#233;thode diff&#233;rente, reste isol&#233;. Ainsi le lecteur est-il &#224; plusieurs reprises inform&#233; du r&#244;le des clochettes dans le costume de Hellequin ou de celles qui ornaient les v&#234;tements d'apparat dans les romans ; les cloches des villes englouties et les grelots de Husdent sont aussi souvent sollicit&#233;s ; quant &#224; la symbolique &#233;rotique de la cloche, les m&#234;mes exemples l'illustrent d'une &#233;tude &#224; l'autre. De plus, l'introduction de Fabienne Pomel rend inutiles les entr&#233;es en mati&#232;re g&#233;n&#233;rales qui pr&#233;c&#232;dent certaines analyses particuli&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
La lecture des &lt;i&gt;Cloches et horloges dans les textes m&#233;di&#233;vaux&lt;/i&gt; n'en devient pas moins passionnante ni moins utile.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;On pense &#224; ce que dit Emmanuel Le Roy Ladurie des cloches &#224; Montaillou, qui ne sonnent pas de la m&#234;me fa&#231;on pour l'enterrement d'un homme et d'une femme, de m&#234;me qu'&#224; Flamenca o&#249; le bourdon sonne pour les chevaliers, la grosse cloche pour les bourgeois et la clochette pour les paysans.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Je crois voir un correspondant la&#239;c de ce r&#244;le dans le Songe vert anonyme du XIV&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, o&#249; le personnage principal est boulevers&#233; par le son de la cloche de l'&#233;glise dans laquelle est enterr&#233;e sa dame.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Vu la fantaisie des po&#232;tes palinodiques, il semble que cette rigueur n'&#233;tait pas de r&#232;gle : Pierre Crignon ne compare-t-il pas la Vierge &#224; l'astrolabe ?&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Outre les trois recueils cit&#233;s dirig&#233;s par Fabienne Pomel, on pense &#224; &lt;i&gt;De l'&#233;crin au cercueil. Essais sur les contenants au Moyen Age&lt;/i&gt;, D. James-Raoul et C. Thomasset (dir.), Paris, PUPS, 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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