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		<title>Approches de l'intentionnalit&#233; : de l'individu aux groupes sociaux
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		<dc:date>2015-01-14T11:17:53Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
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		<dc:creator>Francisco Varela
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		<description>
&lt;p&gt;Dans cette conf&#233;rence de 1996, Francisco Varela tente d'&#233;tablir une homologie formelle entre l'&#233;mergence cognitive dans le monde du vivant et celle propre au monde social. Texte retranscrit par Christiane Peyron-Bonjan, soumis au conf&#233;rencier et corrig&#233; par ses soins. 1. Introduction Je vous remercie de votre invitation &#224; faire une communication ici. Il y a une semaine, &#224; Londres, j'ai particip&#233; &#224; un colloque homologue, intitul&#233; &#171; Complexity and Strategy &#187; organis&#233; par le Santa Fe (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.rhuthmos.eu/spip.php?rubrique42" rel="directory"&gt;Sciences du vivant
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;cs_sommaire cs_sommaire_avec_fond&#034; id=&#034;outil_sommaire&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_titre_avec_fond&#034;&gt; Sommaire &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_corps&#034;&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;a title=&#034;1. Introduction&#034; href='https://www.rhuthmos.eu/spip.php?id_auteur=254&amp;page=backend#outil_sommaire_0'&gt;1. Introduction&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;2. L'intentionnalit&#233; du vivant&#034; href='https://www.rhuthmos.eu/spip.php?id_auteur=254&amp;page=backend#outil_sommaire_1'&gt;2. L'intentionnalit&#233; du vivant&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;3. R&#233;seaux de conversations et &#233;mergence du sens&#034; href='https://www.rhuthmos.eu/spip.php?id_auteur=254&amp;page=backend#outil_sommaire_2'&gt;3. R&#233;seaux de conversations et &#233;mergence du sens&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Dans cette conf&#233;rence de 1996, Francisco Varela tente d'&#233;tablir une homologie formelle entre l'&#233;mergence cognitive dans le monde du vivant et celle propre au monde social. Texte retranscrit par Christiane Peyron-Bonjan, soumis au conf&#233;rencier et corrig&#233; par ses soins.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_0&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='https://www.rhuthmos.eu/spip.php?id_auteur=254&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;1. Introduction&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Je vous remercie de votre invitation &#224; faire une communication ici. Il y a une semaine, &#224; Londres, j'ai particip&#233; &#224; un colloque homologue, intitul&#233; &#171; Complexity and Strategy &#187; organis&#233; par le Santa Fe Institute for the Study of Complexity ; je suis intervenu justement sur la th&#233;matique de &#171; l'entreprise apprenante &#187;. &#192; l'occasion de cette rencontre, j'ai de nouveau v&#233;rifi&#233; la confusion r&#233;gnant dans le domaine de la complexit&#233; du social, mais en m&#234;me temps l'existence de th&#232;mes absolument centraux &#224; explorer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Je suis par ailleurs tr&#232;s heureux de parler apr&#232;s l'intervention de Jean-Fran&#231;ois Raux car il m'&#233;vite de vous pr&#233;senter quelques id&#233;es fondamentales qu'il a clairement exprim&#233;es, me permettant ainsi de vous conduire sur les m&#234;mes chemins mais dans une optique diff&#233;rente, non celle d'un dirigeant d'entreprise, mais celle du chercheur et du biologiste qui s'int&#233;resse aux probl&#232;mes de la complexit&#233; et de la connaissance, ces deux notions &#233;tant entendues en un sens large.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Je vais vous donner quelques id&#233;es et arguments pour r&#233;pondre &#224; la question sur l'intentionnalit&#233; qui est au centre de notre discussion. D'abord y a t-il une intentionnalit&#233; biologique ? A-t-elle un rapport avec l'intentionnalit&#233; humaine, individuelle et sociale ? Ma r&#233;ponse est une tentative de &#171; oui &#187;, mais comme tous les oui de la science sont tous soumis &#224; r&#233;vision possible, je vais tenter de vous avancer de quoi &#233;tayer le mien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Je vais donc &#233;galement d&#233;velopper ces arguments sur deux modes de temporalit&#233; : la temporalit&#233; de l'individu biologique et celle de l'agr&#233;gat social car mon but est de faire une homologie, un passage homologue entre ce qui se passe au niveau de l'intentionnalit&#233; biologique de base, et ce qui constitue aussi l'intentionnalit&#233; la plus principielle du groupe social. Attention, je n'entends pas parler, comprenez-moi bien, de toutes les formes de connaissances biologiques ni de toutes les formes de connaissances sociales. J'essaie, dans le meilleur esprit justement de la recherche sur la complexit&#233;, de pointer un certain type de ph&#233;nom&#232;nes et de principes, qui semblent assur&#233;s, ph&#233;nom&#232;nes et principes fondateurs de m&#233;canismes qui seraient &#224; l'origine d'un domaine sans pour autant essayer de le couvrir enti&#232;rement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_1&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='https://www.rhuthmos.eu/spip.php?id_auteur=254&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;2. L'intentionnalit&#233; du vivant&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il faut souligner le double sens, ou le double emploi, du mot intentionnalit&#233; dans le jargon et dans la discussion &#233;pist&#233;mologique, des sciences cognitives et de la biologie aujourd'hui. Jean-Fran&#231;ois Raux l'a d&#233;j&#224; dit, je le crois avec lui, il faut distinguer un sens plut&#244;t classique qui d&#233;rive de la grande tradition de la logique, de la cybern&#233;tique, et aussi des sciences cognitives qui ont donn&#233; naissance &#224; la notion d'intentionnalit&#233;, selon lesquelles il y aurait prise d'information, puis traitement de cette information pour d&#233;boucher sur l'action. Dans cette perspective la notion d'intentionnalit&#233; se r&#233;f&#232;re &#224; une approche &lt;i&gt;computationnelle&lt;/i&gt; et s&#233;mantique de la connaissance, comme si la connaissance, fondamentalement, &#233;tait un mode d'acquisition et de repr&#233;sentation de l'information existant dans l'environnement d'un syst&#232;me. C'est ce qu'&#224; juste titre, on peut appeler le lieu du probl&#232;me classique de l'intentionnalit&#233;, lieu dans lequel s'inscrit la question : &#171; Comment un signe a-t-il un contenu de signification, &#224; terme, un contenu mental ? &#187; Ainsi, la question dans cette perspective classique est de savoir comment le syst&#232;me, la biologie, la vie d'un individu ou d'un animal, arrive &#224; donner des contenus s&#233;mantiques &#224; ces activit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Mais il est &#233;vident que dans les points de vue d&#233;velopp&#233;s ce matin par Georges Lerbet et Jean-Fran&#231;ois Raux appara&#238;t une autre orientation, &#224; savoir : la notion de la connaissance en rapport avec une histoire o&#249; &lt;i&gt;le sens &#233;merge en interactivit&#233;&lt;/i&gt;. Ainsi on ne peut pas s&#233;parer l'acteur des contenus de son action. Dans ce sens l&#224;, l'intentionnalit&#233; n'est pas du tout repr&#233;sentationnelle, c'est une intentionnalit&#233; au sens plus litt&#233;ral de l'histoire de la ph&#233;nom&#233;nologie, c'est le point de liaison entre l'histoire d'un syst&#232;me cognitif et de ce qui constitue son mode de signification, ces deux param&#232;tres &#233;tant absolument indissociables&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. F. Varela, Invitation aux Sciences Cognitives, Seuil, Paris 1995.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
A quoi nous renvoie cette conception de l'intentionnalit&#233; ? Elle renvoie essentiellement au processus de mise en &#339;uvre de cette intentionnalit&#233;, autre que le simple m&#233;canisme du traitement de l'information que l'on conna&#238;t fort bien puisqu'il est justement fond&#233; sur la tradition de la logique et aujourd'hui de l'informatique, des traitements symboliques. Il ne s'agit plus, dans cette autre vision de l'intentionnalit&#233;, de recherche de nouveaux &#171; mod&#232;les repr&#233;sentationnels &#187;. La question que cette approche laisse ouverte, est &#233;videmment l'obligation de fournir une alternative &#224; la conception classique qui ne disposait pas, au d&#233;but du si&#232;cle, des outils pour proposer un m&#233;canisme g&#233;n&#233;rateur d'intentionnalit&#233; au sens litt&#233;ral du terme. Ce fut l'obstacle de la ph&#233;nom&#233;nologie originaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Ces m&#233;canismes &#233;tant justement de ceux qu'on appelle aujourd'hui des syst&#232;mes complexes non lin&#233;aires. Je vais essayer de vous illustrer le fonctionnement de ce qui se passe aux fondements du syst&#232;me biologique, puis je ferai, je le r&#233;p&#232;te, un saut de l'individu au social, car il existe une analogie tr&#232;s forte de ce processus au niveau du syst&#232;me social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Voici, donc, la premi&#232;re partie de ce parcours : Que peut-on dire sur l'intentionnalit&#233; du vivant ? Ou encore, quel est le m&#233;canisme originaire de l'intentionnalit&#233; biologique qui n'est pas de l'ordre de la repr&#233;sentation mais de l'ordre de l'&#233;mergence ? A mon sens, l'intentionnalit&#233; biologique est concomitante &#224; l'apparition du syst&#232;me neuronal de la vie sur terre. Certes, la vie sur terre a de nombreux styles ou formes d'apparition, mais il a une forme fondamentale qui est la vie animale, mieux la vie en mouvement. D&#232;s qu'il y a mouvement, il y a cerveau et r&#233;ciproquement, chaque fois qu'il y a cerveau, il y a mouvement. Ainsi, l'invention de l'intentionnalit&#233; cognitive, de l'intentionnalit&#233; biologique est fond&#233;e sur un acte, un geste d'action et ce geste d'action est litt&#233;ralement la possibilit&#233; de se d&#233;placer dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Pourquoi cela est-il capital ? Se d&#233;placer dans le monde implique en m&#234;me temps la sensorialit&#233; et la motricit&#233; ; c'est &#224; dire une interface du syst&#232;me avec le monde. Il est capital de ne pas dissocier la sensorialit&#233; et la motricit&#233; car cette ins&#233;parabilit&#233; est la marque m&#234;me de l'intentionnalit&#233; biologique. Il est d'ailleurs int&#233;ressant de constater dans l'histoire r&#233;cente des neurosciences, dans les textes d'aujourd'hui, qu'on a tout fait pour d&#233;boucler cette boucle&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. H. Maturana and F. Varela, The Tree of Knowledge, Shambhala, Boston, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Sch&#233;ma 1 : Uni- et bi-directionnalit&#233; dans la voie visuelle&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
NB : La figure se trouve dans &#171; Conna&#238;tre &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
En effet, si l'on prend par exemple, le syst&#232;me visuel, on a un sch&#233;ma type qui met en place, la r&#233;tine, puis un noyau central premier contact des nerfs optiques dans le cerveau (on l'appelle le noyau g&#233;niculaire lat&#233;ral, LGN, dans le thalamus) et puis, le cortex visuel, et puis ainsi de suite pour les &#233;tapes de traitement dites &#171; sup&#233;rieures &#187;. Ce type de sch&#233;ma courant se trouve dans les manuels : il pose le LGN, classiquement &#233;tiquet&#233; comme &#233;tant un noyau de &#171; relais &#187;, comme si les informations qui entrent dans l'&#339;il passaient par un relais puis &#233;taient trait&#233;es, &#233;ventuellement, par cascades de traitements d&#233;terminant l'action r&#233;sultante. Or, pour r&#233;orienter cette lecture de l'intentionnalit&#233;, se mettre au centre de la question de l'activit&#233; cognitive biologique, il faut partir de la non-s&#233;parabilit&#233; de la sensorialit&#233; et de l'action, et cela nous am&#232;ne &#224; r&#233;viser compl&#232;tement la r&#233;alit&#233; de ce type de sch&#233;ma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Si l'on observe la r&#233;alit&#233; biologiquement, elle est fort diff&#233;rente de ce qu'avancent ces sch&#233;mas classiques. Car le LGN n'est pas du tout un noyau qui re&#231;oit de fa&#231;on unidirectionnelle des activit&#233;s venues de la r&#233;tine. Cet endroit est le lieu o&#249; arrivent &#233;galement les activit&#233;s du cortex c&#233;r&#233;bral beaucoup plus importantes qu'on ne croit. Il ne s'agit pas, comme dans la conception classique, d'un envoi d'informations qui serait ensuite g&#233;r&#233; par syst&#232;me de relais successifs. Le LGN est le lieu d'une conversation fort bruyante, une esp&#232;ce de &#171; cocktail party &#187; qui a lieu, d&#233;j&#224;, au milieu du thalamus : si l'on estimait le nombre des impulsions affectant un neurone du LGN il n'y aurait pas plus de 20 % qui viendraient de la r&#233;tine et 80 % viendraient donc des autres partenaires internes du cerveau. Il n'est donc pas du tout m&#233;taphorique de dire qu'une fl&#232;che par laquelle on pr&#233;tend imputer une esp&#232;ce d'uni-directionnalit&#233;, est aussi arbitraire qu'envisager la m&#234;me fl&#232;che, dot&#233;e du sens inverse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Or, il est inutile d'imposer des fl&#232;ches, qu'elles soient dans un sens ou dans l'autre ; car il est d'&#233;vidence que la r&#233;alit&#233; s'impose d'elle m&#234;me, que ce n'est pas la direction des fl&#232;ches, de bas en haut ou de haut en bas, qui d&#233;finit l'intentionnalit&#233; et que l'alternative &#224; la conception classique r&#233;side dans la sorte de regard en r&#233;seau impos&#233; par le syst&#232;me . A mes yeux, il exige de n'&#234;tre vu que comme un syst&#232;me dont le rouage incontournable est cette r&#233;alit&#233; d'activit&#233;s internes bi-directionnelles foisonnantes, qui se module &#224; l'aide d'un couplage sensoriel. Notez bien que j'ai chang&#233; l'emploi des mots : je n'ai pas dit &#171; d'entr&#233;e &#187;, j'ai parl&#233; de &#171; couplage &#187;. Pourquoi ai-je fait ce choix ? C'est que dans le terme &#171; couplage &#187;, j'entends justement un fonctionnement par modulation, sans qu'elle ne contienne de d&#233;terminant pr&#233;alable, ni instruction, ni information. J'ai choisi ce terme de &#171; couplage &#187; parce que cette instruction, cette information, ce contenu va justement &#234;tre fonction de deux &#233;l&#233;ments : le couplage et une activit&#233; interne qui, &#224; eux deux, g&#233;n&#232;rent la capacit&#233; de &#171; fa&#231;onner &#187;, de &#171; faire &#233;merger &#187;, c'est-&#224;-dire de donner des significations &#224; ce couplage, sans qu'aucun de ces deux &#233;l&#233;ments ne contienne, en lui-m&#234;me, d'information pr&#233;alable. Ce point est primordial : il n'existe aucunement un monde pr&#233;dig&#233;r&#233; de choses que l'on ait &#224; se repr&#233;senter. Il n'existe que des processus de modulation internes et auto r&#233;f&#233;rentiels, et puis, l'histoire de l'&#233;mergence, par couplages interactifs, &#224; l'&#339;uvre. Pour illustrer cela, voici ce second sch&#233;ma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Sch&#233;ma 2 : Sensori-motricit&#233; chez l'escargot &lt;i&gt;Aplysia &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
NB : Dessin ci-joint&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
L'exemple est &#233;clairant, il ne s'agit plus d'un syst&#232;me visuel. Ce petit escargot &lt;i&gt;Aplysia &lt;/i&gt;tr&#232;s &#233;tudi&#233; par les biologistes et que j'introduis ici, est le type d'animal qui permet d'avoir acc&#232;s &#224; tout le syst&#232;me de l'intentionnalit&#233; biologique fondamentale car il en r&#233;v&#232;le tout le r&#233;seau, alors qu'une &#233;tude des chats, des singes ou de l'homme n'en montrerait qu'une saisie fragmentaire. Ce petit escargot incarne donc en tant qu'animal, le fait de se mouvoir dans son monde, d'&#234;tre au monde ; ces expressions doivent &#234;tre entendues comme &#234;tre &#171; en situation &#187;, mieux comme &#171; acteur situ&#233; &#187;. Attention : lorsque je dis l'&lt;i&gt;Aplysia&lt;/i&gt; &#171; est-au-monde &#187;, je l'entends dans le sens d'accomplir une action. Car, l'agir c'est l'&#234;tre et r&#233;ciproquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Si l'on &#233;tudie ce qui se passe dans la capacit&#233; de l'&lt;i&gt;Aplysia &lt;/i&gt;&#224; se d&#233;placer dans le monde, on constate son aptitude de discrimination dans le monde, entre des objets impossibles &#224; d&#233;passer et des objets contournables. Mais, cette aptitude ne correspond pas &#224; l'existence de repr&#233;sentations accomplies &#224; partir d'informations pr&#233;alables (comme dans le sch&#233;ma logique classique). En effet, il y a des surfaces sensorielles qu'on appelle les siphons, petits points sous la partie ant&#233;rieure de l'animal, indissociables d'un type de muscles r&#233;partis dans l'ensemble du manteau musculaire de l'animal. Ils constituent un ensemble fonctionnant par voies bidirectionnelles, comme je l'avan&#231;ais tout l'heure pour le syst&#232;me visuel des vert&#233;br&#233;s. On est donc confront&#233; &#224; une situation o&#249; l'on se trouve en face d'une &#171; assembl&#233;e &#187; de voies bidirectionnelles, d'unit&#233;s coupl&#233;es qui sont toutes des &#233;l&#233;ments neuronaux et de cette surface d'interaction&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir l'&#233;tude de Zecevic D., Wu J.-Y., Cohen L.B0, London J. A., Hopp H.-P., (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il y a donc, &#224; l'&#233;vidence, un environnement sur lequel l'animal est structurellement coupl&#233; : l'environnement n'est pas pr&#233;-sp&#233;cifi&#233; comme &#233;tant une esp&#232;ce de source d'informations repr&#233;sent&#233;es, cet environnement est plut&#244;t l'occasion des interactions qui vont constituer, selon la r&#233;sonance interne, le d&#233;coupage et la stabilit&#233; d'un certain type d'activit&#233;s g&#233;n&#233;ratrices de significations. Voil&#224; le c&#339;ur de l'intentionnalit&#233; animale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Quel est le cadre conceptuel ad&#233;quat &#224; ce type de syst&#232;me ? L'&#233;vidence s'impose d'elle m&#234;me : ce m&#233;canisme est de r&#233;sonance interne. Si nous n'avons pas la possibilit&#233; d'&#233;tablir un flux unidirectionnel d'ici &#224; l&#224;, et puis successivement de bas en haut, mais si nous constatons un effet bidirectionnel, la seule alternative &#224; la conception classique, c'est de dire que ce flux bidirectionnel va donc donner naissance &#224; une transition d'&#233;tat ; c'est ce que l'on appelle en math&#233;matiques, en th&#233;orie de la complexit&#233;, une dynamique de relaxation des oscillateurs coupl&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Ce mode de relaxation, ce fonctionnement par couplage et relaxation constitue une r&#233;alit&#233; compl&#232;tement autre que la conception classique, nous sommes dans un autre monde que dans celui de l'id&#233;e d'un traitement s&#233;quentiel. Entre autres choses, tout cela nous donne d&#233;j&#224; la &lt;i&gt;temporalit&#233;&lt;/i&gt; de la vie biologique, car tous ces syst&#232;mes vont fonctionner dans la vie ordinaire sur la base d'une r&#233;sonance &#233;voqu&#233;e par un couplage et cette r&#233;sonance va &#233;tablir le temps dans lequel ce syst&#232;me va exister, moment apr&#232;s moment. Or, c'est &#224; l'int&#233;rieur de cette temporalit&#233; que se d&#233;termine l'intentionnalit&#233;, c'est &#224; dire les contenus de significations qui vont correspondre &#224; des couplages divers &#224; chaque instant&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;F. Varela (1995), Resonant cell assemblies : a new approach to cognitive (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Somme toute, mon propos est que cette alternative, qui consid&#232;re l'intentionnalit&#233; biologique comme &#233;tant fond&#233;e sur un mode de dynamique interne est un m&#233;canisme explicite pour lequel on poss&#232;de la f&#233;condit&#233; de l'observation et la qualit&#233; de belles math&#233;matiques. Il a le grand m&#233;rite de poser et de proposer une m&#233;taphore, une image conceptuelle de l'intentionnalit&#233; qui n'a rien &#224; voir avec la notion des traitements de forme entr&#233;e/sortie puisqu'elle met en place, au contraire, le constat de couplages, de r&#233;sonances et de constitutions entendues. Ce sont les aspects cruciaux qui permettent de saisir ce que l'on peut mettre &#224; la place de l'id&#233;e classique de la connaissance comme computation repr&#233;sentationnelle, afin de la remplacer par le &#8220; faire &#233;merger du sens &#8221; par des r&#233;seaux de couplages et de r&#233;sonances.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_2&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='https://www.rhuthmos.eu/spip.php?id_auteur=254&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;3. R&#233;seaux de conversations et &#233;mergence du sens&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Comme promis, maintenant, je vais vous proposer ce qui, &#224; mon sens, est une description du dispositif des fondements de l'intentionnalit&#233; pour un collectif humain. Certes, je n'ai nullement parl&#233; des autres ph&#233;nom&#232;nes cognitifs de l'animal, tels la m&#233;moire, l'apprentissage, l'imaginaire, le r&#234;ve... Mais &#224; mon avis il faut d'abord pr&#233;ciser ce qu'on appelle la base primaire de la connaissance, aller au c&#339;ur du ph&#233;nom&#232;ne sous lequel ces autres fonctions viennent se greffer, car on ne peut avoir de m&#233;moire, par exemple, sans l'existence d'une intentionnalit&#233; perceptive de base. Similairement, sans pr&#233;tendre aborder tout ce qui se passe dans la connaissance d'un groupe humain, je vais tenter une analogie avec l'intentionnalit&#233; du vivant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Mon point de d&#233;part est que d&#232;s que l'on s'int&#233;resse &#224; un groupe humain, quelle qu'en soit l'&#233;chelle, celle de l'entreprise ou celle des services, on se place &#224; un autre niveau de ph&#233;nom&#232;ne que celui du couplage sensori-moteur puisque l'on se situe au niveau de l'activit&#233; &lt;i&gt;langagi&#232;re&lt;/i&gt;. Mais il est &#233;vident, si l'on se questionne sur le langage et la communication, de rencontrer tr&#232;s fr&#233;quemment, dans des colloques de ce genre, des approches du type classique, computationnelles. Pour illustrer cette conception, j'utilise la m&#233;taphore qui consiste &#224; prendre l'intentionnalit&#233; langagi&#232;re pour un tube, tube dans lequel on traiterait l'information sous forme d'entr&#233;e et de sortie. Ce tube est une repr&#233;sentation de type Shannonienne, &#224; savoir une source, un message, un code de transmission, un r&#233;cepteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Or, cette conception du langage doit &#234;tre d&#233;pass&#233;e, comme on vient de le voir lorsque l'on s'int&#233;resse &#224; l'intentionnalit&#233; biologique. Il faut de toute &#233;vidence pr&#233;ciser ce qu'il y a de fondamentalement diff&#233;rent dans l'activit&#233; linguistique. C'est l&#224; que je fais appel &#224; une id&#233;e introduite, il y a une dizaine d'ann&#233;es, par Winnograd et Flores, deux chercheurs de l'Universit&#233; de Stanford&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;T. Winnograd and F. Flores (1979), Understanding Computers and Cognition, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ils ont introduit un concept crucial pour comprendre le passage entre l'intentionnalit&#233; animale et l'intentionnalit&#233; humaine. Ils ont &#171; r&#233;-introduit &#187; l'id&#233;e que l'essentiel du langage c'est &lt;i&gt;la coordination d'actions&lt;/i&gt;. Le langage ne se r&#233;sume ni en messages ni en transmission d'informations. Au contraire, l'activit&#233; fondamentale et quotidienne de l'&#234;tre humain est qu'on ne parle que pour coordonner, pour engendrer des actions. Winnograd et Flores font appel &#224; une philosophique britannique de J. Austin qui avait introduit dans les ann&#233;es quarante la th&#233;orie des actes du langage &lt;i&gt;(speech acts)&lt;/i&gt;. L'id&#233;e fondamentale est que le langage ne servait qu'&#224; l'action et il intitulait son livre : &lt;i&gt;How to do things with words &lt;/i&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Cette th&#233;orie se fonde non pas par universaux syntaxiques mais &lt;i&gt;pragmatiques&lt;/i&gt; : les requ&#234;tes, les promesses, les d&#233;clarations et les &#233;valuations. On pourrait ainsi &#233;tablir une liste de requ&#234;tes en anglais, en fran&#231;ais, en espagnol et m&#234;me en chinois. La connaissance du chinois n'est pas n&#233;cessaire pour affirmer que les chinois ont des formes pragmatiques de requ&#234;tes dans leur langue, sinon ils ne pourraient pas fonctionner en soci&#233;t&#233;. Ces actes de langage sont universels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Ce que je trouve particuli&#232;rement f&#233;cond dans cette hypoth&#232;se est que ces universaux pourraient &#234;tre les noyaux &#233;quivalents aux unit&#233;s d'un r&#233;seau servant de fondements &#224; l'intentionnalit&#233; collective. Pour quelles raisons les appeler &#171; noyaux &#187; ? Parce que les actes du langage, en fait, donnent naissance &#224; ce que l'on pourrait appeler des &lt;i&gt;r&#233;seaux de conversations&lt;/i&gt;. Le langage humain est comme une constitution primaire des r&#233;seaux multiples de conversations : je demande, je d&#233;clare, etc. Or, chaque geste de la vie quotidienne sociale, en famille, &#224; l'universit&#233;, dans une entreprise, est imbib&#233; dans des r&#233;seaux de conversations, des boucles d'action cr&#233;atrices de la vie quotidienne et de son sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
SCHEMA 3 : Coordination d'actions par des actes du langage&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
NB : Dessin ci-joint&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Chaque n&#339;ud dans le sch&#233;ma est un acteur humain, acteur qui n'est pas forc&#233;ment un individu ; l'acteur peut tout aussi bien &#234;tre un sous-r&#233;seau, un sous groupe de personnes engag&#233;es dans un r&#233;seau de conversations qui constitue l'unit&#233; de ce groupe. Ce qui implique, justement que cette entreprise est soumise, comme toutes les unit&#233;s &#224; un couplage de l'environnement, environnement qui se ressemble en structure &#224; la coordination sensori-motrice de l'&lt;i&gt;Aplysia&lt;/i&gt;, mais ce couplage structurel n'est pas physique, c'est un couplage sous forme d'&#233;coute, d'interactions, de requ&#234;tes... comme toute conversation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Prenons un exemple : la requ&#234;te, comme l'abonnement &#224; l'EDF ou la pr&#233;sentation de mon billet d'avion, r&#233;clame un service, une &lt;i&gt;condition de satisfaction&lt;/i&gt;. Si, par exemple, une h&#244;tesse de l'a&#233;roport m'envoyait prendre une douche en prenant mon billet, elle ne satisferait pas &#224; la condition de satisfaction, la douche &#233;tant un autre r&#233;seau de conversation. C'est par ce biais que l'on retrouve l'id&#233;e du couplage : points d'interaction qui permettent d'obtenir les conditions de satisfaction et entra&#238;nent &#233;ventuellement de nouvelles actions. Dans ce couplage donc, on ne peut s&#233;parer la requ&#234;te de la d&#233;claration d'accomplissement. Voila l'interface de ce que j'appelle les r&#233;seaux d'actions, et dans leur mode d'organisation r&#233;cursif se trouveraient les conditions de satisfaction qui permettraient d'engendrer l'&#233;mergence de l'intentionnalit&#233; collective. En effet, ce n'est qu'en situation de couplage conversationnel qu'un groupe va pouvoir livrer le sens de son environnement, pouvoir d&#233;cider de ce qui est pertinent ou non, de ses choix de valeurs, de &lt;i&gt;faire &#233;merger sa vision du monde&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Il n'est donc aucunement question d'optimalit&#233;, comme le soulignait Jean-Fran&#231;ois Raux lors de sa communication, il s'agit plut&#244;t de la mani&#232;re dont ces groupes font historiquement &#233;merger des significations. Il s'agit donc de leur intentionnalit&#233; collective au sens le plus ph&#233;nom&#233;nologique du terme. J'ajoute que, &#171; &#224; mon sens &#187;, il y aurait un mode d'op&#233;ration fondamental et analogique des r&#233;sonances par couplages comme dans le syst&#232;me neuronal, c'est-&#224;-dire des r&#233;seaux de conversations qui donneraient naissance et configureraient les conditions de satisfactions, et donc les actions, l'historicit&#233;, l'identit&#233; des groupes. Or, puisqu'il s'agit des conditions de satisfaction, il y a place justement pour les changements, les modifications d'objectifs, les inflexions de conditions de satisfaction etc. Il existe un processus tout &#224; fait explicite et r&#233;f&#233;rent, qui serait la source de l'&#233;mergence du sens collectif, voire m&#234;me de l'intentionnalit&#233; collective. L'avantage d'avoir un cadre th&#233;orique explicite est de permettre d'approcher la naissance de cette intentionnalit&#233; collective, et ainsi de focaliser le niveau d'expertise &#224; privil&#233;gier dans la recherche : comment expliciter ce type de r&#233;seau &#233;volutif de satisfaction ? Ce type de question devenant centrale, permettrait de faire ressortir le niveau d'expertise &#224; atteindre par les acteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
La plupart des gens ne se rendent pas compte qu'ils fonctionnent sur la base d'un r&#233;seau de satisfaction d'actes de langage. On pense trop souvent au contraire que l'on est toujours en train d'&#233;changer de l'information ! Ce ne me semble pas un exercice purement th&#233;orique que d'essayer de mettre en avant ce type de processus explicitant la constitution, l'&#233;mergence de l'intentionnalit&#233; dans les groupes humains, m&#234;me si l'hypoth&#232;se s'av&#232;re fausse, car elle constitue la seule mani&#232;re de progresser pour d&#233;passer la vision classique de la communication humaine sur la base des messages. Il s'agissait donc de proposer une autre lecture des strat&#233;gies humaines, motiv&#233;e par des homologies biologiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
Je termine donc par ce qui me semble &#234;tre la clef de la r&#233;flexion : une appr&#233;hension renouvel&#233;e de l'intentionnalit&#233; dans la cognition, appr&#233;hension dont la clef se situe dans cette autre vision du &#171; conna&#238;tre &#187;, consid&#233;r&#233; comme l'&#233;tablissement de la configuration de ce qui serait des signifi&#233;s possibles. Il est bien &#233;vident que pour cela il est n&#233;cessaire de signaler les processus fondamentaux comme je les ai propos&#233;s ici, &#224; savoir des couplages dans les r&#233;seaux avec des syst&#232;mes de r&#233;sonances : que l'on prenne ces r&#233;sonances au sens litt&#233;ral de l'intentionnalit&#233; biologique, comme chez l'&lt;i&gt;Aplysia&lt;/i&gt;, ou qu'on les prenne comme des r&#233;sonances de r&#233;seaux de conversation des actes de langage chez l'humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
SCHEMA 4 : R&#233;sum&#233; des id&#233;es principales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;BR/&gt;
NB : Sch&#233;ma ci-joint&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cf. F. Varela, &lt;i&gt;Invitation aux Sciences Cognitives&lt;/i&gt;, Seuil, Paris 1995.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cf. H. Maturana and F. Varela, &lt;i&gt;The Tree of Knowledge&lt;/i&gt;, Shambhala, Boston, 1987 ; trad. fr. &lt;i&gt;L'Arbre de la Connaissance&lt;/i&gt;, Addision-Wesley, Paris, 1994.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir l'&#233;tude de Zecevic D., Wu J.-Y., Cohen L.B0, London J. A., Hopp H.-P., Falk C. X. (1989) Hundreds of neurons in the Aplysia abdominal ganglion are active during the gill-withdrawal reflex. &lt;i&gt;Journal of Neuroscience&lt;/i&gt;, 9:368l-3689.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;F. Varela (1995), Resonant cell assemblies : a new approach to cognitive functions and neural synchrony, &lt;i&gt;Biological Research,&lt;/i&gt; 28:81-95.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;T. Winnograd and F. Flores (1979), &lt;i&gt;Understanding Computers and Cognition&lt;/i&gt;, Addison-Wesley ; trad. fr. &lt;i&gt;L'intelligence artificielle en question&lt;/i&gt;, PUF, Paris, 1985.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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